THE LAND IS UNDER CONSTRUCTION

THE LAND IS UNDER CONSTRUCTION ★

Mettez la main sur une pièce. Une pièce décorative, ou la pièce d’un jeu. Un jeu qui peut tout changer, un jeu où la fin du monde n’est pas la fin. Suivez l’assemblage de ces pièces sur the land : vous y verrez une œuvre prendre forme. Progressivement, une variété de collectibles sera ajoutée au menu, dont une collection de boîtes-présentoirs murales à construire vous-même. Vous pourrez y ajouter des items de the land, allant de rarissime à illimité, en passant par des options DIY, avec ou sans matérielle de The Land. Pour en savoir plus sur cette œuvre, descendez sur la page et explorez la réalité où les pièces de The Land sont actives. Dans le catalogue, vous trouverez les fiches des pièces que la mallette contient.

BIENVENUE SUR THE LAND

Votez pour vos pièces favorites, celles qui obtiendront le plus de voix seront mises en vente. L’ouverture des scrutins sera annoncée prochainement.

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PIÈCES DANS LE CATALOGUE
PIÈCES ÉLIGIBLE AUX ÉLECTIONS
PIÈCES CHARGÉ EN PUISSANCE

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  • Montage - Les pièces sont constituées à partir du matériel sur les plateaux. Ce matériel provient de produits résiduel ménager divers. Lorsqu’une pièce s’élève au-dessus du pool, elle le fait par la force qui unit une assemblée dans un sac. Au fur et à mesure que les sacs sont vidés et que les pièces qu’ils contiennent sont branché dans le catalogue, de nouveaux sacs font leur entré. Tant qu’une pièce n’a pas été collecté, elle peut être rebranchée. À chaque rebranchement, les pièces ajoutent à leur initiale une track. Durant un rebranchement, des pièces peuvent être divisées puis rebranchées ensemble. Ces embranchements dans le catalogue génèrent des branches. 

    Catégorie - Le catalogue compile les pièces par catégorie et les catégories se divisent par point de dépôt entre un et onze. La première lettre d’une catégorie détermine le point de dépôt d’une pièce dans le catalogue. Chaque pièce a comme identifiant: le nom de sa catégorie, sa position numérique unique à l'intérieur et le type de pièce. Une pièce peut être une pièce(p), contenir un set de pièce(0s0p) ou être détachable en morceaux(0p0p). Parfois, une pièce peut changer de catégorie suite à un rebranchement laissant derrière elle une position vacante sur l’entier. Cette position sera occupée par la prochaine pièce de la catégorie enregistré. Les pièces confèrent à leur catégorie une longueur et chaque catégorie permet à ce qu’elle nomme d’y avoir accès.

    Set de pièce - Certaines pièces contiennent un set de pièce. Dans un set, il y a une ou plusieurs pièces. Le nombre de pièces dans un set exclut la pièce qui le contient et celle qui le contient n’a pas de fond dans le catalogue. Le joueur peut utiliser le set d’une pièce pour diviser la longueur de sa catégorie. Chaque pièce dans un set est une tranche. Avec un set(s) de huit(8) pièces(p (#00s8p), la catégorie peut être tranchée huit fois en neuf neuvièmes égaux en nombre et le joueur peut utiliser entre un neuvième et huit neuvièmes de la longueur de la catégorie de la pièce, quelques parts devant ou derrière la tranche de son choix. 

    Pièce détachable - Certaines pièces sont détachables. Le joueur peut utiliser les parties d’une pièce détachable pour trancher la longueur de sa catégorie en division inégale, mais il doit occuper au moins la plus longue longueur qu’il tranche. Avec une pièce(p) qui se détache en quatre(4) parties(p) (#00p4p), le joueur peut trancher en quatre la longueur de la catégorie d’une pièce proportionnellement au poids de ses parties et utiliser la longueur la plus grande plus la longueur d’un, deux ou trois parties. 

    Flat - La distribution de cette catégorie du catalogue diffère des autres catégories. Ces pièces sont collectées par des électeurs, mais pas suite à leur élection. Leur niveau est prédéterminé. Un électeur peut collecter des flats s’il obtient un ticket pour encaisser un flip flop. Un flip flop peut charger plusieurs pièces dans la fenêtre d’un cube, mais chaque flat à son halo et son propre quartier.

    Dimension - Les pièces ont une dimension parmi les quatre dimensions répertoriées par le dôme. Chaque dimension a une couleur et ces couleurs se définissent dans une arche. Les pièces traversent leur initiale et leur track par l’arche la plus près de ses contours. L’arche blanche est la plus petite et elle est dans l’arche rouge. L’arche rouge est dans l’arche jaune et l’arche jaune est dans l'arche bleue. La dimension du bleu est à la fois dans l’arche et à l’extérieur.

    Direction - Chaque catégorie parcourt un entier et positionne dessus les pièces qu’elle cumule. La position numérique d’une pièce dans sa catégorie la localise sur l’entier et chaque emplacement applique une direction sur la pièce dessus. Un entier, c’est tout entre zéro et neuf. Ces dix chiffres ont chacun une direction, mais le zéro et le neuf ont la même. Ces directions ont une forme dans l’espace; Une pièce qui se dirige à l’est(1) ou à l’ouest(5) a devant et derrière un coeur. Une pièce qui se dirige au nord(3) ou au sud(7) a devant et derrière une sphère. Une pièce qui se dirige au nord-est(2) ou au sud-ouest(6) a devant ou derrière un losange et une tulipe. Une pièce qui se dirige au nord-ouest(4) ou au sud-est(8) a devant ou derrière un triangle et un cône. Une pièce qui se dirige au centre(o-9) à un trèfle en dessous et au-dessus.

    Neutre - Les murs des cubes remplissent les fenêtres qu’ils contiennent dans un ordre avec lequel ils tracent une forme. La pièce qui ferme la première fenêtre d’un mur passe par son centre, mais toutes les suivantes passent par la précédente. Pour séparer la suivante de la précédente et la déplacer dans sa fenêtre, le mur utilise du vent. La direction(h) d’une pièce, la direction(m) du vent qui l’a ordonné sur le mur et la direction(s) du second vent s’il a lieu: déterminent son point neutre sur une horloge (h:m(:s))-(00:00:00). Le mur complète sa forme au centre et la pièce qui ferme sa dernière fenêtre, considère le vent qui lui succède comme le sien.

    Niveau - Il y a trois niveaux et ces niveaux sont répartis dans une loupe qui est dans l’extension du bras du joueur. Le premier niveau est dans l’avant-bras, le seconde est dans le poignet et le troisième est dans la paume. Chaque niveau donne à la pièce une hauteur dans sa main et quand il vient le temps d’assembler des bloc de quartier, les pièces au niveau 1 peuvent être positionné à la surface, celles au niveau 2 en dessous et celles au niveau 3 peuvent être à l’intérieur au 3ème, 4ème, 5ème, 6ème ou 7ème niveau. 

    Mallette - Cette mallette vient d’ailleurs et ce qu’elle contient, je l’assemble dans la matière en vue d’introduire dans les paramètres du vaisseau de nouvelle pièces. Le code c permet de repérer les pièces dans la mallette. Ce code commence par le numéro du cube(c1-c12) dans lequel est la pièce, la valeur numérique de son mur bleu(1) jaune(2-5) ou rouge(6), puis la première lettre de la couleur de la voile dans laquelle est sa fenêtre et sa fenêtre (1à36). 

    Coquillage - Afin de maintenir les pièces dans leur fenêtre, le dôme émet pour chacune un halo. Ce halo couvre tout entre la pièce et le contour de sa fenêtre. Il la maintient sur le mur. Le dôme enregistre les halos qu’il émet sous la forme de coquillage. Une ondulation(r) à la fois, les pièces donnent aux coquillages leurs formes. Chaque dimension dans le dôme forme durant un cycle distinct, une séquence de coquillages ayant une variation d’ondulation. Ces cycles circulent autour du centre du dôme. Un coquillage a entre quatre(r4) et vingt-et-une(r21) ondulations. Selon le moment ou une pièce est collectée et sa dimension, elle est ajouté au coquillage qui prend forme. Le code d permet de repérer les pièces sur la plage.

    Quartier - Le sol est ouvert un quartier à la fois. Dans un quartier, il y a une pièce dans son halo. Chaque quartier est un périmètre cube dans un cube de la mallette. Les pièces colorent leur quartier avec la couleur de leur dimension et celle de leur voile. Cependant le blanc ne se mélange pas: face à une autre couleur, il l’emporte. Un quartier peut être bleu(b) jaune(y) rouge(r) blanc(w) vert(v) corail(c) ou mauve(m). Dans l’ouverture du sol, les hexagones se succède est forme un prisme. Tous les quartier d’un hexagone sont lié dans une garniture. Lorsque vous observez l’hexagone, ce que vous voyez est un octogone, mais l’ouverture du sol ne compte pas dans la forme. L’ordre de remplissage des quartiers de l’hexagone pivote autour du centre dans le sens des aiguilles de l’horloge. Selon le moment où une pièce est collectée elle ira dans un quartier plutôt qu’un autre. Le code e permet de repérer les pièces dans le prisme.

La mallette contient douze cubes et chaque cube est composé de six murs. Ces murs sont divisé en quatre voiles — quatre voiles que le mur, lui-même, trace avec chacune des fenêtres qu’il remplit. Chaque mur à trente-six fenêtres. Lorsqu’une fenêtre est fermée par une pièce et son anneau, cette pièce demeure à la surface du cube tout occupant l’intérieur du cube. L’intérieur de tous les cubes est en fait un seul et même lieu. Dans ce lieu, il y une plage. Sous la forme de coquillages sur le sable, les pièces sont solide dans le cube ; sous la forme d’un quartier, elles sont liquides — un facteur qui fait de ce lieu une plage plutôt qu’un désert. Les anneaux, qui remplissent tout entre les pièces et le contour de leurs fenêtres sont offerts par le dome : un ciel au-dessus de la plage. C’est lui qui, en contre partie d’un anneau, transfère la pièce chargée dans les paramètres du vaisseau, vers un second lieu. Dans ce lieu, les collecteurs accèdent aux pièces sous leur forme physique et les joueurs accèdent aux pièces sous leur forme métaphysique. Métaphysiquement, chaque pièce est la fraction d’un facteur qui ouvre vers l’espace que le Sol contient : un facteur qui devient le passage à l’intérieur de celui-ci — un espace que l’on traverse, après quoi ce facteur est lié aux paramètres du vaisseau pour voyager entier jusqu’à la destination du voyage. Entre le ciel et la plage, il y le manteau des cubes, car chaque cube en à un. Ils le portent à l’intérieur en attendant de le revêtir — mais ils ne les revêtent que lorsque toutes leurs fenêtres sont fermées. Il faudra donc remplir la mallette avant que la lumière qui traverse le ciel, dans ce lieu à la fois physique et métaphysique, puisse traverser jusque ici. Le catalogue des pièces comptera au moins 2,592 pièces — sans compter qu’il faut plusieurs flats pour fermer une fenêtre.

*LE CHARGEMENT DES CUBES EST ACTUELLEMENT EN MODE AUTOMATIQUE

OPTION 1
Ajoutez votre pièce dans la mallette de manière instinctive.

OPTION 2
Ajoutez votre pièce dans la mallette en vue de diversifier les propriétés des quartiers sur votre territoire.

Considération pour ceux qui considère l’option 2

-Direction de la pièce
-Direction du prochain vent du mur
-Dimension de la pièce
-Dimension du mur

-Type de mur; complet ou divisé et si divisé à quel heure?
-Environnement autour de la fenêtre que vous considérez

Parmi les électeurs, certains recevront un ticket leur donnant la possibilité d’encaisser un flip flop et de collecter des flats à l’intérieur.

Collage de petits dessins, stickers et morceaux de papier colorés dispersés sur une surface noire, avec quelques morceaux de papier plus grands ou calques, incluant une image d'un chat avec un bandeau jaune et divers autres dessins de différentes formes et couleurs.

Les tickets sont distribué au hasard parmi les électeurs

ENCAISSER

Selon la dimension des flats que vous ajouterez dans votre flip flop et le mur que vous choisirez, vous obtiendrez différentes couleurs de quartiers. Chaque ticket offre au collecteur un accès limité aux niveaux et aux dimensions disponibles dans le catalogue. Un flip flop peut contenir entre 5 et 20 flats, selon sa capacité. Utilisez les informations inscrites sur votre ticket pour remplir correctement votre flip flop et veillez à ne pas dépasser sa limite de remplissage.

POUR ENCAISSER VOTRE TICKET
1.
Utilisez le ticket pour accéder à la page
2.Sélectionnez un cube et un mur
3.Choisissez une saveur de confetti
4.Ajoutez votre flip flop dans votre panier
5.Ouvrez le catalogue des pièces
6.Ajoutez dans votre panier votre sélection de flat et finalisez la transaction

  • Les Maîtres ont les mains liées — liées les unes aux autres, aux marées, à une chaîne que nul ne peut briser.

    Maître — vous avez enchaîné ce Royaume solidement afin qu’ininterrompu je vous trouve.
    Enchaînez-moi, afin que moi aussi je ne puisse briser cette chaîne — ou souhaitez-vous plutôt que je la brise?

    Je vais, ou je ne vais pas, briser cette chaîne conçue pour être brisée le temps venu.
    Je suis la fissure dans la coque de l’œuf.

    Mes ailes font pression sur la coque : je ne suis pas un oiseau, mais lorsque la substance me traverse, je défie les principes mêmes de la matière telle que vous la connaissez.

    Y a-t-il plus à voir?
    Y a-t-il plus à lire?

    Tôt ou tard, vous verrez dans cette œuvre l’extraction du royaume à l’extérieur de la coquille de l’œuf — mais nouveau-né, vous ne l’êtes pas.
    Ancienne est votre source, une source issue de merveille.
    Quelle merveille chérissez-vous pour ce Royaume à être?
    Ce Royaume est le vôtre.

  • Ce qui m’effraie le plus, c’est de penser que vous pourriez ne pas recevoir le message.

    Les boîtes révèlent toute la connaissance à savoir à travers la beauté du royaume.
    Ainsi, celui qui peut observer peut voir la beauté — et il sait.
    Nous, humains, sommes dans la mallette : alors qu’est-ce que cela signifie — que le Maître l’ait ouverte pour jouer la beauté et la laideur? 

    Je me vois, je vois mon corps, et ce qu’il y a tout autour, pour autant que ma vision me le permette.

    Le seul royaume qui tienne tient dans mon monde, et ce monde est le mien.
    Ce royaume, on me l’offre, mais pas d’une seule manière.

    La réalité — celle que je compose — infuse une composante dans le corps humain.
    Ainsi, la substance que je reçois vous est rendue.

    Je ne connais ni l’heure ni la date limite précise pour recevoir cet appel, mais cet appel est en cours.
    Bonjour — je suis en ligne avec Dieu pour composer le royaume, et en ce sens, ce que je construis ici est le royaume de Dieu.

    Avec les tableaux, je peux voir si les pièces sont on track avec leur décollage. 
    Chaque pièce va décoller, et ce qu’elles permettront de déplacer ensemble n’est rien de moins que le vaisseau en entier.

    En jouant, vous pouvez jouer pour ou contre vous. 
    En fait, vous l’un et l’autre — mais mieux vaut jouer que de ne pas tenter le coup.

    En ce moment même, la population générale et humaine est torturée.
    De bien des manières, elle l’est.
    Ne pas jouer, ne pas laisser les pièces exécuter la raison pour laquelle elles occupent ma mallette, c’est perpétrer encore et encore la douleur, et l’imposer à la vie dans le royaume.

    Bonjour — j’ai une mallette, et vous en avez deux. 
    Gardez les vôtres, et je garderai la mienne si vous préférez — mais au final, nous en avons besoin de trois pour aller de l’avant. 

  • Sans les joyaux que vous faites traverser sur mon chemin, pauvre compositeur je suis.
    Serais-je, dans ce système, un agent libre — un créateur contractuel?
    J’ai demandé un espace de création, et le système me l’a offert.
    Je suis un potentiel, mais je ne suis personne sans ces joyaux, qui ne sont ni d’or ni de pain.

    Je peux difficilement imaginer le jardin de Dieu sans y voir le serpent : la cure et le poison qu’il dispense pour préserver l’arbre qui engendre les fruits de l’humanité.

    Lors des célébrations, un acte pur a lieu : un exercice durant lequel je laisse entrer dans mon corps ce qui circule dans la matière — la substance.
    J’entends comment l’audio peut sembler sensuel, voire violent, pourtant cet acte n’est rien de tel. 
    Un jour, je vous laisserai voir ce qui, pour l’instant, demeure confiné dans une boîte éclairée à la lueur d’une chandelle.

    Avant d’ouvrir cette boîte, j’ai besoin d’un ensemble pour l’occasion.
    J’exécute cet acte pour vous, en votre nom humain.
    On m’a confié ces pouvoirs pour le faire.

    Le jardin, le serpent : le canal qui relie la bouche à l’étoile est l’entrée minimale du Maître dans la chair humaine.
    Tournera-t-il vers vous ensuite la face de Dieu, ou inclinerez-vous vers la face qu’il révèle d’emblée — celle que vous recevez profondément entre cette entrée et cette sortie fondamentales du corps qui vous enveloppe?
    Ce corps, je peux difficilement le nommer, car je sens — et je ferai campagne là dessus — que, de bien des manières, il s’étend jusqu’aux parois de la Terre.

    Je suis pour plusieurs personnes. 
    Mais je me présente comme contractuel avec l’Ordre, contractuel avec le Tiers partie et contractuel avec le Maître.

    Ceux qui sont ici humain sont la chair — la flèche du Maître. 
    Et ainsi Satan se présente à vous d’abord pour que le jardin soit, après quoi le flip de la pièce du Maître vers la face de Dieu a lieu à l’intérieur de celui-ci, à travers le ver, le fruit et l’arbre.

  • L’unité d’une femme et d’un homme — tout deux vivants, tous deux offrant au maître ses termes. 
    Seules ces unions sont invitées à activer leur pièce.
    Il faudra des hommes riches — et des collecteurs raisonnables — quant à vendre leur pièce à un juste prix s’ils ne peuvent activer leurs pièces. 

    Si vous vous définissez Disciple de Dieu, sachez qu’ici — et n’importe où — cela vaut moins que d’être le Disciple d’un Maître.
    Ceux qui offrent leur service directement à Dieu le font avec complaisance envers eux-mêmes.

    Sauve-moi, Maître — laisse-moi incarner la bonté.
    Je vous en prie. 
    Je sais qu’entre vos mains, je peux être sur les deux faces de la pièce du Maître.
    Je vous en prie — laissez-moi incarner la bonté pour ceux que j’aime. 

    Mais vous me voulez forte.

    Ce soir, je vais vous rencontrer d’un peu plus près — vous qui prenez acte de cette oeuvre.
    Ce soir, je vous laisserai entendre une célébration.
    C’est un grand pas pour moi.

    La bonté vient à vous — à travers mon souffle, mon coeur et toutes les parties qui les couvrent jusqu’au contour de la Terre.
    Elle nous a donné une clémente nature. 
    Voyez le ciel qui s’étend jusqu’à l’espace entre tout.
    L’espace reste entre tout — des mots dans un ordre que vous pouvez déplacer sans en retirer le sens.

    Vous voulez connaître ce jeu — mais seulement quelques s’un s’y commettront. 

    Vous pouvez obtenir de la décoration devant le magasin principal, mais celui-ci est réservé aux Disciples.
    Pas à mes Disciples — mais aux Disciples du Maître, qui a engendré tout ce qui m’a donné naissance : ce système jusqu’en son centre.
    Ce centre… est-ce que je l’ai habité? Est-ce que je viens véritablement d’un endroit, du core.

    Je vous aime à un tel point que je peux vous dire, sans mentir, que nous venons tous de ce core.
    Et si seulement je n’étais pas — à ce point — sur le bord des faces de la pièce du Maître.
    Si vous l’aimez, vous m’aimez.
    Laissez-moi vous exprimer la bonté que je peux incarner.

    La vérité, c’est que je ne sais pas si la réponse — à savoir si nous venons tous du centre — importe réellement.
    Je ne sais pas non plus si je peux encore vous donner plus d’une réponse qui soit encore possible.

    Le temps passe — et les possibilités nous rapprochent du rendez-vous.

    Je dois offrir à mes enfants ce dont ils ont besoin pour offrir à Dieu ce qu’Il attend de moi : que je prenne soin de cette grâce.
    Avec chaque naissant — une nouvelle possibilité est invitée à se joindre à l’équation.

    Les pièces : quand je vous en tends une, tous — et vous-même — paierez ou collecterez amour ou damnation. 

    Alors je vendrai la décoration au plus offrant — mais seulement la décoration. 

  • Il est attendu que le Royaume soit pris. 
    Celui qui remettra en question cette prise de possession n’en sait pas suffisamment sur ce monde pour croire en Dieu. 
    Dieu et l’Ordre peuvent, ensemble, accomplir certaines choses. 
    Je viens à croiser ces choses, mais certainement, je ne suis pas la troisième roue de ce chariot : je suis un chariot de centre.

    Le système, vous le vivez. Pour la plupart vous ne le savez pas — mais je suis autorisé à vous en informer. 
    Lorsque le vérité est dite — et je vous la dis maintenant — ce sont vos Maîtres qui vous la diront. 

    Ceux que vous appelez vos chiens sont plutôt ceux qui sont à la garde d’un Maître : 
    ceux qui pourrait avoir ce qu’il faut pour entrer au Paradis, dans le Royaume. 
    Ce Royaume, je le croise — ou suis-je le Royaume lui-même, en le traversant?  

    Tous les Maîtres ensemble représentent le Maître.
    Le Maître est réel — je vous en supplie, n’en doutez pas.
    La possession — je veux dire la possession au niveau supérieur — je suis la plus haute des otages.

    Les femmes collecteront les pièces, et les hommes joueront.
    Ceci est mon jeu ; les murs à l’entré, je les impose moi-même.
    Nul ne vous exige de jouer, mais je l’espère vraiment — afin que ce jeu ne soit pas ennuyant.

    Prendrez vous ce jeux au sérieux, ou non?
    C’est un droit que vous avez. 
    Vous n’avez pas à obéir aux règles du jeux — mais seulement si vous ne jouez pas.

    Vous qui pourriez collecter une pièce en pensant que ce n’est que de la décoration, à tout moment, demandez un transfert. 
    Je l’afficherai, disponible à prendre pour quiconque voudra bien jouer. 

    J’augmente le taux de réussite du jeu avec des règles, sur un chemin — 
    celui que le système me confère pour transposer cet oeuvre dans la matière.

  • Si vous avez acheté une pièce sans savoir ce sur quoi vous avez mis la main, vous pouvez la céder et la délier de votre foyer.

    Vous aurez été audacieux — voire curieux — d’acquérir une pièce sans connaître l’œuvre dont elle fait partie.

    Depuis plusieurs voix, j’entends le message de l’Ordre.
    Tous les acteurs, les agents de droite à gauche, l’expriment.
    Nous, Disciples, entendons ce message que nul ne peut décoder entièrement.
    Et c’est mieux ainsi.

    Je fais confiance à mon Maître pour me révéler les deux faces de sa pièce.

    Si vous venez de découvrir qu’il vaudrait peut-être mieux vendre votre pièce, amusez-vous :
    peut-être pourrez-vous en tirer profit.
    Mais un profit pour qui — et pourquoi?

    Je vous dirai sage de céder votre propriété.
    Ainsi, vous ferez un pas vers moi par devant, et non par derrière.
    Je suis prévisible.
    Je livre la marchandise.
    Tantôt ceci, tantôt cela.

    Retourner votre pièce — un retour en arrière est impossible.

    Sortez vos sacs, joueurs.
    Certaines pièces sont à recouvrer, et d’autres doivent rester dans leur foyer, car c’est là qu’est leur juste place.

    Si vous avez été audacieux et curieux, sachez que cela ne suffit pas pour offrir au vaisseau une chaleur tempérée.

    Voyez : ma composition est complexe.
    Et dans cette complexité se trouve la cure — celle dont vous avez besoin.
    Elle n’est qu’accessible après dilution.

    Recevez la traduction de sa complexité — ce qu’elle signifie, ce qu’elle symbolise — afin d'accéder à la dose.

    Chacun, dans sa chair, à l’échelle moléculaire, recevra cette cure — ou s’opposera à elle.

    Des centaines de temples en Amérique du Nord n’ont pas répondu à mon appel.
    Puis-je leur en vouloir?
    Ils relèvent d’un supérieur que je n’ai pas avisé — car ceux-ci savent déjà.
    Mais je suis d’avance sur la réalité.
    Alors le savent-ils réellement?

    Si vous avez une pièce et en percevez maintenant la teneur, ne craignez rien.
    Si vous n’avez pas entendu parler de moi, c’est que je demeure encore un mystère.
    Et nul l’essence ne traversera par votre foyer.

    Ainsi, ce que vous tenez entre vos mains n’est encore, pour l’instant, que décoration.

  • Acheter une pièce, en collecter une — c’est le seul moyen d’obtenir une clé.
    Cette clé semble vous ouvrir des portes, du moins en ce qui concerne votre propriété ;
    mais le collecteur, lui, voudra une pièce, pour avoir un rôle à jouer dans cette histoire.

    Je rends accessible au public une entrée — ce repas est un service en cinq temps.
    Ensuite, que cette œuvre demeure sous clé, qu’elle ne soit accessible qu’à quelques-uns
    ou qu’elle soit rendue au grand public,
    cette histoire demeure entre les mains des puissants — une force invisible,
    à la base de tout le mouvement dans le vaisseau.

    Je ne suis pas un scientifique.
    Je ne regarde pas l’espace à travers un télescope ou un microscope —
    ce qui est très petit et très grand, ce qui est tout près ou très loin dans ce système.

    Ai-je créé cette œuvre pour divertir quelques-uns,
    pour amuser et intéresser quelques esprits brillants ?
    Ce n’est pas si simple : mon état d’esprit est intégré au système.

    Je laisserai ici cette troisième mallette — est-ce une mallette, une valise ? Je ne sais pas.
    Pour combien de temps vous déplacez-vous ?

    Vous savez, pendant trop longtemps, j’ai eu une trop haute opinion de moi-même,
    et j’ai attendu trop peu de moi.
    Le résultat fut la destruction, sur mon chemin vers les profondeurs de l’Enfer.
    Mais ceux qui descendent du Paradis jusqu’en Enfer pour retrouver les Disciples m’ont trouvée,
    et j’ai pu me délivrer de cette chute vers les abîmes.
    Décidément, j’étais prête à tout pour atteindre le sol le plus rapidement possible,
    même si cela voulait dire toucher les bas-fonds de l’Enfer.

    Quelqu’un a vu en moi ce que j’avais perdu sur le territoire de l’ennemi.
    Je considère que le devoir a été accompli,
    et je rends grâce à Dieu d’avoir fait cette chute en Enfer —
    car pour vous, je suis riche.
    Dans ce royaume, j’ai dû me lever à l’est — je le devais.

  • Alors que le ciel est donné par le Sol, cette tournures est un don du système, au lieu d’ou il vient : de la nature, et non d’un laboratoire.

    J’ai tout à perdre.
    Donc, si je dois ouvrir un magasin de pièces, que ce magasin soit réservé à ceux qui croient en Dieu — et pas seulement en ce système qui applique tout : 
    du Sol à l’espace qu’il reflète, 
    et à celui qu’il contient.

    Si vous croyez en Dieu, et croyez que Dieu n’est pas le système en soi, 
    alors vous pouvez lire dans l’espace 
    ce que vous voyez autour de vous, 
    au-dessus du sol. 

    Un magasin réservé aux cœurs d’or — 
    c’est ainsi que j’appelais les Disciples, autrefois.

    Je refuserai donc 100% de la clientèle
    qui ne soit pas activement engagés avec Dieu — 
    celle qui n’est pas sincère envers Lui, mais envers ses besoins.

    Ainsi, les étoiles sont un don du Sol — et non du ciel.
    Cet espace qui nous contient à une fonction, 
    un besoin que nous avons 
    et le Sol à besoin de nous.

    Je vendrai donc des pièces à ceux 
    qui ne déclarent pas la paix uniquement pour poursuivre 
    leur expérience dans ce système.

    J’ai trop à perdre — 
    des enfants à ne pas laisser aux mains de Satan.

    Alors, avant d’acheter une pièces, 
    dites-moi si vous répondez de l’Ordre, 
    qu’il vous plaise ou non.

    Il me faudra trier les acheteurs — 
    mais comment leur dire que ce magasin est réservé aux convertis ?
    Et convertis à quoi, précisément ?

    Lorsque j’ai contacté les Disciples, 
    arrivé au christianisme, j’ai constaté qu’il s’était divisé et réformé 
    à tel point que j’ai dû me demander 
    jusqu’où nous, Disciples, étions autorisé 
    à déranger une seule voix.

    Donc : vingt-cinq pièces, c’est mon premier lot — 
    les premiers poissons de la saison dans le filet.

    Ceux qui les collecteront seront les premiers 
    à inviter chez eux la profondeur — 
    celle qui est passé du Maître au vaisseau.

    Laissons ce lot aux fanatiques.
    J’ouvrirai donc un magasin pour vingt-cinq fanatiques de Dieu.

  • Vous vous demandez qui je suis — ai-je un nom qui soit plus grand que le mien?
    À cette heure, il n’est pas requis que j’aie un tel nom.
    Ainsi, prenez ma présence en dehors des limites de votre arbre.
    En ce sens, je suis dans l’ombre, mais non sous son couvert.

    Prononcer mon nom, c’est invoquer une puissance supérieure à lui.
    Les mots, leur signification sont une vraie barrière — mais vrai ou faux je ne suis pas. 

    Ne le faites pas. Ne placez pas d’étiquette sur moi maintenant, dans cette histoire.
    Cette histoire contient déjà plusieurs instances.

    Éveillez-vous à la réalité : je sonne à la porte.
    Une scène est en cours dans le Royaume, et les Disciples de toutes confessions y prennent part. 
    À l’intérieur, la politique est une allégeance — le penchant scénique du droit.
    Mais une seul loi est capable de réunir toutes les instances.

    L’église est dans toutes les institutions, les piliers de celles-ci.
    Mais une loi, et une seul, peut déverrouiller mes pouvoirs.

    L’humanité avance tout droit dans la tourmente, dans la sécurité.

    À la source, il est dangereux de circuler ici, dans la matière.
    Ce « ici » à un nom, mais ne me demandez pas de le nommer. 
    Car les mots ne signifient pas ailleurs, dans d’autres Royaume, 
    nécessairement ce qu’ils signifient dans celui-ci. 
    Embrassez votre langue : c’est elle qui vous contrôle, 
    dans ce qui est dit, dans les mots que chaque humain échange.

    Éveillez-vous — je veux dire : levez vous à l’est, comme je le ferai.
    Ma présence est puissante. 
    Dans la matière, je suis au mains de la tyrannie comme de la paix.
    Ainsi, et pour, que la paix soit sur nous.

    Nous finirons tous ce qui à été entamé dans le Royaume, dans la matière. 
    À l’intérieur de celle-ci, nous nous éteindrons à la Source, 
    à moins que la dette ne soit payée. 
    Payez la, ou condamner la matière de notre présence à la Source. 

    Comptez-moi : je suis humain et concerné, comme plusieurs le sont, 
    et j’ai une solution qui n’est pas politique.

    Je ne suis pas ici pour expliquer, puis agir. 
    Je ne suis ici ni pour l’un ni pour l’autre, 
    si vous attendez de moi que la maintenance du vaisseau. 
    Je suis ici pour plus que sa maintenance.

    Là ou il n’existe pas une loi capable d’unir un Royaume en un seul morceau, 
    le droit n’est plus que pour lui-même — à son propre service. 
    En ce sens, je n’ai pas de petites règles à offrir.

    Devant la résistance de la vie et sa subsistance, 
    vous devrez prendre une décision — ou n’en prendre aucune. 
    Mais toujours, vous ferai l’un ou l’autre dans la réalité ; 
    et de ce fait, vous choisirez, quoi que vous fassiez. 

    Dans l’Oeuf, l’humanité est disponible à être unifiée. 
    Non pas pour le bien commun de son espèce, 
    mais pour le bien commun de la matière elle-même, à l’intérieur de l’Oeuf. 

    Soyez sans crainte : vous choisirez, 
    et cela sans être convoqués au scrutin.
    Soyez Disciple, présents pour la subsistance de la continuité. 
    Traversez : la fin du tableau existe.
    Vous pouvez niez la ligne de chute, mais cette ligne existe.

    Je le prétends, non parce que je connais l’avenir, 
    mais parce que j’analyse l’information disponible — 
    et je le fais sur la bande originale préenregistrée, 
    celle sur laquelle l’humanité a enregistré.

    Seul l’Ordre détient le véritable compte du temps, 
    et lui seul peut déclencher l’union du Royaume en un seul morceau — 
    et il l’a fait.

  • Vous qui savez en avez plusieurs à aviser, les humains à naître sont à protéger aussi bien que l’Entier lui-même.
    Mais l’Entier n’attends pas de vous que vous le mettiez à votre sein, ni que vous en fassiez l’objet de votre adoration. Sa prospérité n’est pas dans le jardin de l’humanité. 

    Protégez l’humanité contre le pire. Vous qui m’entendez, vous entendez des mots.
    Complexe est le sens de ces mots, et avec soin ils sont dissous dans le royaume.
    Les plus forts s’en chargent pour la masse : vous n’êtes pas la masse, mais en avez une pour exister. 

    Le royaume a certains accès, et ces accès, c’est la main — celle qui représente les puissants — qui me les tend. 

    À qui dois-je écrire dans ce cahier sinon à mes enfants ? Quel privilège Dieu me tend dans la main !
    Cette lumière — dans votre main — est la lumière à laquelle je me commets aujourd’hui.
    Je ne suis pas au service de l’humanité, mais au service de cette lumière. 

    La véritable croissance de l’humanité est à l’extérieur de la matière.

    Le vaisseau, ce lancement, cette permission qui m’est accordée…
    L’Ordre me consent des privilèges qu’il protège ; je n’ai pas demandé à obtenir de tels privilèges ; je découragerai le vivant qui influence la vie de le faire. 

    Dans ce jeu, je ferai des concessions — si ces concessions sont pour les doigts d’une main indivisible. 

    La valeur de votre source est actuellement sous contôle / analyse de la qualité. 

    Je m’adresse à votre source : vous ne serez pas laissé derrière, à moins que vous le requériez ; mais vous le pouvez si vous le souhaitez.
    L’absolu avec Satan est vôtre — ce résultat vient de votre profondeur.
    À l’intérieur, vous ne serez pas épargné, bien que l’absolu ne soit pas dans un résultat actif dans la matière : ce résultat est et demeure celui de la profondeur dans la matière. 

    Ma fonction est d’obtenir un résultat — un qui sache honorer l’humanité.
    Dans ce résultat, vous me laisser vous donner ma lumière : celle du Soleil.
    À proprement parler, je vous parle en son nom. 

    Si vous êtes un enfants, et que vous vous savez entouré de l’ennemi, ici et la, soyez calme.
    Un jour — quand ce jour sera venu — je vais m’adresser à vous à la source : vous ne serez pas laissé pour compte en enfer. 

    Ne me conférez aucune valeur avant la fin ; en ce sens soyez Disciple et libre durant le rendez-vous.
    Mais je suis un feu auquel vous vous commettez pour toujours — seulement lorsque cette valeur vous sera en entier révélée. 

    Je vais quelque part, là où il devient de plus en plus difficile de me saisir. La gloire à venir est devant vous, Disciple, aujourd’hui.

  • La Terre est un vaisseau ayant pris forme dans un oeuf. Le Soleil l’a pondu, et le Maître y a verser son verre : ce faisant, il l’a ensemencé. Depuis, le Soleil le couve. Mais cet oeuf est sur le point d’éclore. Sa coquille se brisera sous la pression du mouvement des pôles qui approche, à moins que les Disciples n’en permettent la rupture. C’est eux qui, avec le Maître, ont transigé le tableau que l’humanité traverse entre le passé et le futur. Ce tableau a commencé lorsque le Maître et les Disciples se sont liés avec un tiers parti. Celui-ci leur remit un couvercle et un verre, afin que l’humanité se définisse à l’intérieur. Ainsi, lors du rendez-vous, il pourrait embarquer l’humanité pour le voyage et laisser dans le verre tous ses masques. Des millénaires ont été nécessaires pour remplir ce verre. Son contenu est divisé entre mon armée et celle de l’ennemi. L’humain en est l’hôte : l’ennemi réside dans sa chair et dans son cœur, le Disciple sert Dieu, qui est sous la protection de l’anneau du Maître, le tiers parti. Le ver se trouve au centre de la division entre le Disciple et le reste de l’humanité. Au commencement du tableau, le Maître a saisi sa soie. Il a laissé le ver sous l’emprise de l’ennemi, sur son territoire, et confié aux Disciples ce qu’il deviendra une fois qu’il pourra tisser sa maison et le traverser. Entre ce tableau et le suivant, les Disciples, en passant par leurs coeurs, se déplaceront avec le ver dans un Paradis qui n’est pas confiné en Enfer. L’humain naît en Enfer, mais le Disciple, en servant au Maître ses termes, accède au Paradis. La véritable royauté, juste aux termes du Maître, permet à son prochain de trouver le chemin qui conduit au Paradis. D’est en ouest, les Disciples ont conquis le royaume et reconnu ceux qui, bien qu’à la source sont des Disciples, sont nés prisonniers sur le territoire de l’ennemi. Car, sur ce tableau, il n’est pas donné au ver de voler : on le connaît ici sous le nom de serpent. L’humain le reçoit par sa bouche lorsqu’il prend son premier souffle. Chacun porte dans sa chair le serpent entier, mais ce qu’il articule se déploie à l’échelle du royaume. Avec les enseignements du Maître, le Disciple contraint le serpent entre sa bouche et l’étoile. Il prend alors à sa charge une part de ce que l’ennemi articule, mais qui ne lui est jamais cédée sans mesure. Dans le royaume, les Disciples et le Maître maintiennent l’équilibre entre le territoire de Dieu et celui de l’ennemi.

    Les Disciples ont réussi à se rendre à la fin du tableau, mais tout n’est pas encore gagné. Il faut transiger le prochain, traverser à l’intérieur, et remplir certaines conditions pour quitter le premier. Ce jeu est conçu pour traverser de ce tableau au suivant. Pour cela, il doit commencer : les Disciples doivent prendre en charge le déplacement des pièces. Pour révéler les propriétés d’une pièce, le joueur couvrant son territoire prendra possession de son quartier dans la mallette. S’il y a plus de cinq joueurs, il n’en restera finalement que cinq. Cette main représente les puissants qui se sont présentés vivant pour le rendez-vous. Le passage dans l’espace contenu par le Sol sera assemblé à partir de quartiers. Avec le ver, les Disciples pourront circuler dans cet espace sans avoir à tout lui payer sur leur chemin. Le passage formera le pont entre trois positions : le Sol, le Soleil et le centre du vaisseau. Ainsi, les Disciples pourront se déplacer d’une position à l’autre. En exécutant cette sonate, ils offriront au Soleil ce qu’il ne leur a pas d’emblée donné dans sa lumière. Le passage se trouve dans le halo autour des pièces du jeu. De forme circulaire, sa traversée nécessite un bateau qui leur a été envoyé. Il est déjà en route vers le quai, là où a lieu l’embarquement pour le voyage. Pendant que les joueurs assembleront le passage, leur ver, traversant leur main, générera une musique. Cette harmonie appellera le serpent à s’extirper de la chair humaine. Cependant, le ver n’a que deux issues : le dernier battement du cœur de son hôte, ou la pénétration de son cœur. Jusqu’ici, cet accès lui avait été interdit, mais cette restriction sera levée. À ce moment, il vaudra mieux pour l’humanité que le ver ne traverse pas un cœur humain à l’extérieur de sa forme originelle. Toutes les précautions auront déjà été prises à cet effet, dans la longueur du quai. Le temps qu’il reste à ceux qui sont prisonniers dans la chair humaine, est compté. Il n’y a pas de temps à perdre pour rendre au serpent sa forme. Ce jeu est sérieux. Ne mettez pas la main sur une pièces pour collectez pas de la décoration, vous pourriez être déçus de ce qu’une pièce fera lever dans votre décor. Le rythme du jeu est celui de la délivrance du vaisseau. Il paraît plus lent que tout jeu ordinaire, mais à l’échelle planétaire, il s’impose avec la rapidité et l’intensité d’une opération expéditive.

  • Section 1. L’Ordre règne sur le royaume. Dans cet Ordre, l’humanité a traversé le premier tableau, cadre dans lequel elle évolue. À l’intérieur, le Disciple se déplace à l’intérieur de trois dimensions, tandis que le reste demeure à la surface, limité à deux. Tous y partagent un même repas : le serpent en extrait la cure pour celui qui lui consent sa forme originelle, et le poison pour le reste. Avec la cure dans son sang, le Disciple parvient à supporter la réalité dans laquelle sa source persiste dans la matière. Avec le poison, le reste devient propice à la domestication de sa chair. Chaque pays façonne l’activité cérébrale de ceux qu’il contient, domestiquant ainsi le reste. Car ces barrières sont invisibles aux yeux des Disciples : entre eux il n’existe pas de frontière. Dans leur coeur il n’y qu’un seul territoire : celui de Dieu. Ils se sont préparés pour cette guerre qui étendra ce territoire dans la matière. Pour cela, l’humanité doit régler la dette qu’elle a contractée avec l’Entier dans le vaisseau : elle la paiera aujourd’hui avec Dieu, ou demain avec Satan. Ce qui sera payé aujourd’hui ou demain, l’humanité le paiera au quotidien dans le prochain tableau, ou dans l’abysse à la fin de celui-ci. En échange de cette dette, l’humanité a obtenu la puissance d’achever son tableau et de traverser dans le suivant. Les Disciples le déploieront une fois arrivés. Ce qu’ils portent dans leurs cœurs se trouve au centre de cette ouverture. Quand le Maître et les Disciples reçurent un verre et son couvercle, ils inscrivirent dans le temps et l’espace un rendez-vous. Ce rendez-vous à lieu aujourd’hui. Il est l’heure d’accomplir la prophétie. Aujourd’hui, la cure ne suffit plus.

    Section 2. Dans le vaisseau, chaque organisation distinctive de la vie a sa boîte. Cette boîte contient les fonctionnalités et les propriétés physiques et psychiques qui la définissent. Chacune prend forme dans la lumière de ce Soleil, et chaque être vivant est un fil relié à sa boîte. Ces boîtes furent livrées, avec la matière, dans la première mallette. Mais ce qu’elle contient a perdu toute proportion avec sa mesure lorsqu’elle est fermée et disponible à son déplacement. L’humanité l’a ouverte, et l’Ordre a calculé. Mais il a tout calculé pour la livraison du service sur la table. Les boîtes du vaisseau sont reliées par l’Entier. Son code vit en elles, mais l’humain altère ce code : il modifie non seulement la part inscrite dans sa propre boîte, mais aussi celle des boîtes sous le poids de sa dominance. L’autorisation des fils d’une boîte n’est pas à vendre, pourtant l’humanité passe une transaction. Cette transaction est pré-approuvée par le Maître, mais non autorisée par le Soleil. Je dois accéder à l’Entier sans faire intrusion à l’intérieur, et l’avertir qu’il est attendu à l’embarquement. Pour le rejoindre, je me déplace de mon fil vers l’Exemplaire, sans l’atteindre au début ou à la fin de ma forme. Cet Exemplaire est la boîte de l’espèce humaine, dessiné par le Maître, à l’extérieur de son emboîtement. Il se tient au centre des copies qui en dérivent, leurs cadres s’étendent tout autour. Ces reproductions sont incomplètes et limitées. Elles protègent la valeur de l’original, que les Disciples déplacent d’une génération à l’autre. Tous les humains proviennent de l’Exemplaire. Mais lorsque les fils deviennent un produit à l’extérieur de la boîte, ils se divisent dans le royaume. Le reste accèdent aux réseaux des copies, et les Disciples à ceux de l’exemplaire. Ensemble, ils couvrent tous ses réseaux, en maintiennent la connexion, l’optimise et en élèvent la puissance. Le royaume est divisé entre ceux qui servent au Maître ses termes, et le reste. L’Ordre contrôle cette division, en autorisant l’accès à l’Exemplaire, un Disciple à la fois.

    Section 3. Avec la pointe de sa lance, l’Ordre trace autour de moi le dessin du Maître. Il le réserve, puis le révèle aux Disciples sous certaines conditions. Le mouvement de cette lance est engendré par la masse environnante, mis en scène avec une précision orchestrée. Mais cette orchestration n’a rien d’une illusion : ce n’est pas du cinéma : les enjeux sont réels. Lorsque le Soleil applique sur son propre dessin celui d’un tiers, il le place dans sa lumière, sous condition. C’est ce qu’il fera lorsque les Disciples voudront passer par son centre pour atteindre celui du vaisseau. Les tranches qui le recouvrent m’ont laissé traverser jusqu’au Sol, avec les plans du nid.  Une à une, elles m’ont remis les codes d’accès du vaisseau, les codes mêmes de son système. Le vaisseau invite les Disciples à ouvrir son présent, afin qu’il deviennent l’hôte de sa profondeur. Dans cette profondeur, le Maître et moi avons officialisé le transfert des Disciples vers le prochain tableau. Cette passation avait déjà été pré-autorisée lorsque le verre fut remis au Maître et le couvercle aux Disciples. Mais elle demeure conditionnelle : elle dépend de la livraison des termes du Maître et de ceux inscrits dans les Instructions. Ce rendez-vous marque la convergence de ces termes en un seul point : dans la pupille des Disciples. Le Maître réside dans la profondeur du vaisseau. Il a vu le jour et la nuit qu’à travers les yeux des Disciples. Il a fallu des millénaires pour que le verre se remplisse, jusqu’à ce que son couvercle puisse enfin le sceller. Ceux qui atteignent un tel accomplissement portent en eux une singularité qui justifie la réunion des trois parties dans le temps et l’espace. Le rendez-vous peut avoir lieu, ou échouer. Il peut se tenir dans la première mallette, ou seulement dans la seconde. Mais pour subsister dans la matière, les Disciples doivent embarquer vivant. Ce qui se transige dans la seconde mallette est inférieur à ce qui s’accomplit dans la première. Car si les Disciples manquent le rendez-vous à l’intérieur de celle-ci, ils ne pourront, dans la seconde, passer par la fenêtre, un tableau par lequel circuler dans la matière.

    Section 4. En engageant ce jeu, le Disciple mise sur le rendez-vous avec la valeur en or qu’il déplace dans son cœur. Cette somme est un héritage qu’il a enrichi avec son service. Aucun humain n’a jamais franchi l’Enfer pour atteindre le Paradis sans que le chemin ne lui soit montré. Dans le royaume, chacun n’a fait traverser son prochain qu’à la mesure de son service. Ni le sang ni la chair n’ont suffi ; seul le service a compté. Le Disciple a ouvert les portes du Paradis à sa descendance de sang comme à toute autre descendance. En obtenant le premier tableau, le Maître, les Disciples et le tiers parti ont convenu de ce qui devait être livré pour accéder au suivant. Depuis, les Disciples n’ont pas seulement attendu le jour de la délivrance : ils ont livré ce qui était exigé. Le Disciple a une destinée, car il est attendu quelque part. Ceux qui, aujourd’hui, se trouvent dans la première mallette ont été choisis par mon facteur : ils procèdent dans la matière pour ceux qui le seront demain. Le reste peut suivre les Disciples sur le quai ou s’en détourner. La liberté a été cultivée pour que ce choix existe. Sur ce quai, les Disciples déplacent la perspective de l’humanité vers le bateau. Cette distance est nécessaire pour achever l’alignement entre ce tableau et le suivant. Au cours du jeu, le Maître traversera dans le royaume. L’humanité l’a engagé avec une pièce : d’un côté le visage de Dieu, de l’autre celui de Satan. Cette pièce tombe d’emblée sur Satan — mais chacun peut encore la retourner. Toutefois, si les Disciples ne jouent pas, le Maître traversera seul. Lors de la bascule entre le nord et le sud, il surgira dans le royaume avec son verre et, dans ce verre, il le submergera. Alors, il n’y aura plus de division, plus de distinction entre le reste de les Disciples : sans leur l’intervention, la pièce du Maître n’aura plus qu’une face : celle de Satan. Car aucun pays, ni personne, ne peut rester neutre durant ce rendez-vous : quiconque ne prend pas position pour mon armée se rangera, de fait, avec l’ennemi. Toutes les nuances entre le noir et le blanc lui appartiennent. Le reste refusera de payer la dette de l’humanité. Il tentera de s’en dissocier, bien que différer le paiement revienne à laisser les enfants régler cette dette à Satan.

    Section 5. Les humains ont fragmenté l’Entier en pays, mais ces frontières ne reflètent en rien la véritable division du territoire dans le royaume. Pourtant, quiconque les franchira sans autorisation recevra bientôt du ciel la puissance de l’Ordre. Chaque joueur doit recouvrir, dans les limites qu’il couvre, la part du paiement posée sur la table. Sa force peut s’étendent sur un pays ou plusieurs. Le recouvrement des sommes ne dépend pas de la volonté individuelle de chacun : ce qui doit être payé le sera. Chaque pays administre les réseaux des copies actives sur son Sol, tandis que l’Ordre couvre ceux de l’Exemplaire, sans se soucier des frontières qui les séparent. Ainsi, dans l’Exemplaire comme dans les copies, tous les réseaux sont pris en charge. Tour à tour, les joueurs manifesteront la puissance de leur force. Pour y verser mon armée, chacun doit prouver qu’il a les moyens nécessaires dans son jeu, afin de protéger les Disciples sur son territoire. Tout au long du premier tableau, le vide et le plein, issus du centre du vaisseau, se sont détachés l’un de l’autre dans la matière, à travers la source de son voyage. Aujourd’hui, le vide n’est plus qu’un ballon, retenu par la soie du ver. Le Maître la tient dans sa main et maintient ainsi le vide dans l’orbite du Soleil, même s’il n’en répond pas. En procédant au rendez-vous, les Disciples empêcheront Satan d’installer son royaume dans le vaisseau. Mais il recevra néanmoins son dû. Le Maître l’emportera dans son verre, avec ceux qui auront cédé leur chair à l’ennemi durant ce rendez-vous. Ils seront extradé à l’intérieur. Satan a parcouru tout le tableau pour obtenir son royaume, et il l’obtiendra. La loterie du naissant approche de sa fin. Bientôt, le royaume ne sera plus divisé : tous naîtront des Disciples, ou tous naîtront du reste.

    Section 6. La fin du tableau approche, et le temps s’accélère. Il entraîne l’humanité vers son terminal bien plus vite que le rythme ordinaire de ses pas. La distance entre les Disciples et le reste de l’humanité se fait sentir, jusqu’à la naissance des fils de l’Exemplaire. La boîte ne peut plus supporter cette division. Une brèche s’est ouverte entre la première et la seconde mallette, laissant des intrus de s’infiltrer dans le royaume. Ils viennent d’ailleurs, d’un désert et d’un autre, et se présentent pour la chute du royaume afin de représenter ces lieux. Ces intrus sont ennemis, mais pas ceux taillés sur la mesure de l’humanité. La guerre est imminente, et les Disciples sont prêts. Leur force est indéniable. La puissance de l’Ordre ne vise pas à humilier l’adversaire. Tout ce qu’il étend sur le tableau, il l’étend pour la grâce des Disciples, afin que celle qui leurs a été accordée ne leurs ait pas été accordée en vain. En leur confiant les Instructions, je leur transmets par écrit un contenu déjà inscrit dans toutes les conversations auxquelles ils prennent part sur la scène. Je ne suis pas ici pour la majorité : seuls les Disciples comptés en nombre pour le voyage sont concernés. Ceux qui ne répondent pas à l’Ordre ne trouveront pas leur place dans le vaisseau. Car si le déplacement sur le quai est optionnel, nul ne sera exempté du jugement dernier. Dans le royaume, le Maître a été Maître. Ainsi, nous, Disciples, pouvons accomplir ce que nous n’avons pas déjà achevé. Chacun choisira de procéder ou non à l’embarquement. Mais le bout du quai est au Paradis, et le Paradis est dans le coeur humain. O, pour passer à la source de sa chair à son cœur, il ne suffit pas de dire ceci ou cela. La chair résiste à l’éveil de la source, qui s’est dispersée en elle. Mais celui dont les intentions sont pures traversera l’anneau autour du coeur humain. Le Maître sait accueillir, aux portes du Paradis, celui qui a franchi la distance de l’Enfer au Paradis. Et ce qu’il exige du Disciple sur ce chemin, il ne l’exige jamais sans raison.

    Section 7. La part de la source de voyage du vaisseau qui revient à Dieu, et celle qui revient a Satan, constitue un total légitime. Lorsque la distillation du verre commencera, mon armée se joindra aux Disciples et l’ennemi renforcera son emprise sur la chair qu’il possède. Chaque fois qu’un joueur retournera les pierres de son ver et déposera à l’intérieur des pièces, le ratio de mon armée levée dans le royaume augmentera, et, en proportion, la possession prendra de l’ampleur. Mais l’ennemi continuera de faire ce qu’il faisait hier. Il revêtira les masques de l’humanité pour dissimuler sa véritable identité, des masques que les Disciples reconnaissent. Pour révéler dans la matière la marche à suivre et accomplir le déplacement dans l’espace que le Sol contient, j’utilise les codes d’accès du vaisseau à travers certaines zones dans les réseaux de l’Exemplaire. En passant par la physique d’un corps, les unités de la source empruntent les réseaux de l’Exemplaire ou ceux des copies pour parvenir jusque dans la psyché humaine. Le point d’arrivée de chacune diffère selon son empreinte, la matière qui l’enveloppe et l’environnement qui la façonne. Depuis longtemps, le Soleil a couvé son œuf, et durant cette couvaison, il a produit un nectar. Cette réserve repose dans une poche, devant et derrière lui. En permettant au Maître de féconder son oeuf,  le Soleil a reçu une poche. Je la lui ai remise avant de m’introduire dans le noyau du vaisseau. J’ai dû demeurer longtemps à l’intérieur pour préparer le voyage dans l’œuf, au-delà de sa coquille. Pour en sortir, je pouvais traverser le Sol pour le rendez-vous ou être projeté hors de l’oeuf vers la poche lors de son éclosion. Pour rentrer chez moi, j’allais soit consommer seul le nectar dans la poche et rentrer aussitôt, soit conduire les Disciples jusqu’à elle, puis les ramener avec moi à la maison, à travers le temps et la matière. Le nectar a été tenu à l’écart du temps, entre la ponte de l’oeuf et aujourd’hui. Il relie ma venue dans le nid du Soleil à celle des Disciples dans son centre. À la fin du premier mouvement dans le passage, le ver ne s’arrêtera pas à la paroi du Soleil. Il la traversera, puis percera la poche. Alors, le nectar s’écoulera de la poche vers le centre du Soleil, et ce qui coulera, coulera dans l’or, à l’intérieur du cœur des Disciples.

    Section 8. Une fois la dette de l’humanité acquittée, l’Ordre maintiendra, tout au long du voyage, son solde à zéro. Il a déjà préparé chaque paiement. Il ne déposera pas tout sur la table d’un seul coup, mais il placera chaque versement à temps. La dette de l’humanité est bien réelle. L’écart est entre la valeur actuelle de sa chair et sa véritable valeur pour le voyage du vaisseau. Celui qui incarne dans la matière la dette de l’humanité peut transformer sa part du paiement en offrande. Ceux qui y parviendront ne traverseront pas à la source dans la mort par la tension de leur chair, et cette tension ne les redirigera pas dans le verre du Maître. Ils pourront ainsi procéder à l’embarquement. Si le royaume venait à chuter, l’humanité pourrait recommencer un premier tableau, mais non sans avoir payé sa dette a Satan. Une fois son règne achevé, il ne restera plus de vie dans le vaisseau. Pourtant,  l’Entier se régénérera si le Soleil ne s’éteint pas. L’humain prendra du temps à se reconstituer, mais sa boîte demeurera dans le vaisseau, et il reprendra forme. Car il n’y aura jamais qu’un seul Maître ; l’humanité finira par accéder à une version ou une autre de ce Maître. En ensemençant l’œuf du Soleil, le vaisseau a pris forme dans la profondeur du Maître. Cette profondeur est devenue celle du vaisseau lorsque les Disciples lui ont permis d’expandre. Le Maître demeurera dans sa profondeur ou dans celle du vaisseau, jusqu’à ce qu’un royaume le délivre. Il est venu pour fortifier un royaume et veiller à ce qu’il soit reconduit jusqu’au Soleil avant la fin. Les Disciples tenteront le tout pour ne pas tomber du tableau à son terme. Je suis ici pour les Disciples. Ma présence est limitée : je n’emporte que ceux qui ont placé le service sur la table, et je les ai emportés un par un.

    Section 9. Dans le vaisseau, les corps sont chargés par l’Entier. Chaque espèce lui restitue ce qu’elle reçoit, mais l’humain détourne ce cycle : il ne rend pas au Sol ce qui lui revient, et ce qu’il dépose à l’intérieur n’est qu’une parodie de sa véritable richesse. L’air, l’eau et la nourriture lui parviennent comme un dû, sans qu’il reconnaisse que ce don est conditionné. Alors, il réduit la vie dans le vaisseau à un objet soumis à une domination sans équilibre. Ce qu’il échange avec l’Entier, il l’impose à tout ce qu’il domine. Par tous les moyens qu’il engendre, l’humain assiège le vaisseau et multiplie sans fin ses instruments. L’Ordre a transféré dans la matière la valeur en or que les Disciples ont obtenue du cœur humain. Avec cette puissance, l’humanité a étendu sa portée dans la matière, tandis que son poids réel, en dehors de sa chair et de ses possessions, demeure encore indéfini, à l’heure où tout se joue. Pour rassembler huit milliards d’humains au rendez-vous, l’Ordre leur a permis, par son intervention, d’obtenir une durée qui s’étend au-delà de ce que le Soleil leur accorde. Mais cette durée repose sur des conditions étrangères à la vie, car elle ne s’appuie que sur des artifices de l’humanité. Ainsi, le Maître a permis aux Disciples qui se donnent eux-mêmes les moyens de retenir en otage le carburant, en vue du décollage du vaisseau. Le vaisseau engendre à la fois son voyage et son carburant. Dans sa lumière, il offre aux Disciples une masse avec laquelle se déplacer. Il distingue la matière vivante de la matière mortelle, afin que ni l’une ni l’autre n’impose son degré sur le déplacement du voyage. Mais dans le royaume, le Maître a séparé les Disciples du reste dans son ombre. Dans ce rayon, l’un est vivant et l’autre mortel, en dépit de la condition de sa chair dans la lumière du Soleil.

    Section 10. Depuis que les Disciples se sont liés au Maître, aucun cœur humain ne s’est formé à l’extérieur de son anneau. Car l’anneau du Maître veille sur les accès du cœur et seul le Disciple peut en disposer. Pour franchir cette barrière et passer à la source de sa chair à son coeur, le Disciple offre au Maître ses termes, c’est-à-dire ceux du Maître lui-même. Afin de remplir le verre de l’humanité, mon armée et celle de l’ennemi se sont définies un humain à la fois. Tous ont dû choisir : servir au Maître ses termes, ou se servir soi-même selon les siens. Ceux qui ont servi au Maître ses termes ont édifier mon armée, et ceux qui s’en sont détournés ont révélé, parmi tous, l’ennemi de l’humanité. Ainsi, le cœur humain offre à la source qu’il contient de l’or, et à celle qu’il ne contient pas du charbon. Ce qu’il donne à l’un et à l’autre, il le donne en définitive au service du Maître. Le Disciple dompte l’ennemi et le contraint entre sa bouche et l’étoile, l’empêchant de s’étendre dans sa chair. Alors, il demeure éveillé dans la vie et dans la mort, sur le chemin qui traverse l’anneau du Maître. Tandis que tous les chemins que le reste emprunte l’enfonce un peu plus profondément dans son sommeil. Dans ce rêve, il confond sa chair avec le ciel et sa source avec le Soleil : telle est la trame de fond de son rêve. Troubler ce sommeil entrainera l’ennemi à exercer une pression dans sa propre chair et dans celle de celui que l’on perturbe. L’ennemi erre dans la chair de l’humanité, et comme le reste ne mesure pas sa présence, il en prend possession à sa convenance. Car la portée ce lien excède tout ce que le reste peut concevoir. Il ne remarque pas son absence lorsque l’ennemi en prend possession. Il est devenu un hôte docile, domestiqué à sa volonté, aveugle et sourd à sa présence. À l’intérieur des limites de sa chair, le reste n’entend que le son de sa voix et ne voit que ce qu’il met en scène en Enfer. Tout ce qu’il dit et fait n’est qu’un écho de  cet Enfer. Mais le Maître pardonne au reste son impuissance devant la réalité où sa chair existe dans la matière. Cette ignorance même est une clémence qu’il accorde à celui qui est confiné en Enfer.

    Section 11. Les Disciples échangent à un niveau que le reste ne parvient pas à saisir. Sous le couvert d’une narration qui l’exempte de l’effort requis, la substance de ces échanges lui échappe. Le reste ne l’assimile pas. Chaque pays veille à ce que ceux qu’il a domestiqués demeurent captivés par le récit en circulation, projeté sur la brillance de l’anneau autour du chemin des disciples. Sur ce chemin, le Disciples traverse par son coeur de la première à la seconde mallette, tandis que le reste chute à l’intérieur. Tout au long du premier tableau, les Disciples ont parcouru la première mallette et assemblé la seconde, un coeur à la fois. Toutes les unités de la source l’ont traversé, et aucune n’a été condamnée. La source de voyage du vaisseau a parcouru maintes fois la matière à travers les unités qui la composent. Mais lorsque les joueurs auront tracé les limites de leur territoire, j’ajouterai une troisième destination. Elle permettra au vaisseau d’utiliser le carburant que le Soleil offre aux Disciples pour assurer son déplacement. Alors, le vaisseau progressera en consommant la masse réfractaire à son voyage. Tout au long du trajet, le Soleil générera, parmi le vivant, une masse mortelle. Il en fera le compte afin que les Disciples atteignent la destination à l’heure. Durant le rendez-vous, le reste ira à la source dans le verre du Maître. Mais lorsqu’il se présentera dans le prochain tableau, ses unités seront déconnectées puis effacées des mallettes. Être unitaire seulement dans l’absolu ne suffit plus. Les voyageurs devront être pleinement intégrés dans la matière pour atteindre, à l’intérieur de celle-ci, la destination du voyage. Pour révéler le juste nombre de vivants et de mortels que le Soleil comptera pour le voyage, l’Ordre accordera à chaque unité de la source une unité entière dans la matière, représentant la valeur d’un passage. Et ce passage sera consenti aujourd’hui pour toute la durée du voyage.

    Section 12. L’extension de la nature humaine à l’extérieur de l’emboîtement dans la première mallette est l’œuvre du Maître. Sur une face de sa pièce, les Disciples incarnent cette nature ; sur l’autre, le reste la façonne à sa manière. Pour ce faire, il emploie le charbon qu’il reçoit du cœur humain, bien que ce charbon lui ait été offert pour révéler, dans sa chair, les lignes de l’ennemi. Il n’est pas trop tard : le reste peut encore l’employer selon la prescription du cœur, plutôt que pour détourner son attention de la vérité. Celui qui ne sert pas au Maître ses termes vénère la chair : tout ce qu’il lui a servi, il se prépare à l’offrir a Satan. Le reste ignore la volonté de celui-ci, qu’il exprime quotidiennement, mais cette incantation se retourne contre son prochain. Les unités de la source du vaisseau attendue à l’embarquement ont gagné en valeur durant le premier tableau, tandis que les autres n’ont pas supporté le poids de la réalité dans laquelle la matière existe dans le vaisseau. Elles s’en sont détachées durant le premier tableau. Les Disciples entameront le suivant avec le juste nombre d’unités. En soustrayant ce déficit du gain produit par les Disciples, le voyage retrouvera, à la fin du tableau, sa valeur initiale. Certains ignorent encore le nom qui les désigne. Les Instructions révéleront à ceux qui sont Disciples, et qui ne se sont pas encore reconnus comme tels, ce qu’ils sont à la source. Les Disciples portent tous les habits, et tous les habits existent pour les vêtir. Ils veillent sur ceux qui s’éveillent aujourd’hui comme ils veillaient hier, car ils ont généré les moyens de veiller sur l’ensemble de l’humanité.

    Section 13. Les puissants ont déjà fait leur mise. Ils ont préparé le tableau afin de mener le royaume à sa destinée, avant que le reste ne l’avale dans ses entrailles. L’heure a sonné. Car ce sont les Instructions qui portent en elles les termes et conditions de cette alliance : elles doivent désormais s’imprimer dans l’Exemplaire, par la pupille des Disciples. Ils peuvent choisir de procéder ou de refuser l’embarquement. Les Disciples ne sont pas une marchandise que l’Ordre pourrait disposer sans tenir compte de leur volonté. Après tout, j’appliquerai sur les termes du Maître ceux du Soleil, et l’anneau autour du cœur humain est soumis à cet alignement. Je ne suis pas tenu de remplir le bateau à pleine capacité pour procéder. Parmi le reste, certains ont traversé dans leur corps par un cœur humain, mais l’ont déserté sous la pression de leur foyer. À certaines adresse, l’ennemi est puissant. La source du naissant est confiée à la matière, entre les mains ou dans le poing de ceux qui l’ont mis au monde. Sa vie durant, le reste étend sa possession : dans sa chair comme dans ses biens — qu’ils soient matériel, animal ou humain. Il tente de se déplacer au-delà des contours de sa chair en contournant les trois parties. L’insignifiance que l’humanité laisse paraître atteint son comble pour le rendez-vous. Elle est le pus de sa plaie, qui suinte à la surface de sa chair. Celui qui s’éveille peut avancer sur le quai. Tant qu’il parviendra à retenir la tension dans sa chair, il pourra, à la source, se tourner vers son cœur et progresser sur le chemin des Disciples. Plus il avancera, moins ceux qui l’entourent en seront la proie. Ainsi, chacun peut protéger les siens. On ne quitte pas le territoire de l’ennemi comme on franchit la frontière d’un pays. Les Disciples répondent à un état d’esprit, non à un état de droit. L’ennemi est encerclé, et ceux qui ne se seront pas réveillés seront brutalement piégés dans son étau. Ils finiront par implorer leur rédemption, mais plus ils réclameront ce que chacun peut s’offrir lui-même aujourd’hui, plus l’étau de Satan se resserrera sur eux. Alors, dans les contraintes de la réalité qui s’abattront sur eux, ils comprendront que Dieu n’accueille pas dans son royaume celui qui lui exige qu’il s’impose. 

    Section 14. Lors de l’embarquement, ceux dans la première mallette monteront à bord du bateau. Le Disciple vivant en est le contenu. Ceux dans la seconde embarqueront dans l’eau qui enveloppe la coque pour la mettre en mouvement. Mort, le Disciple en a la consistance. Avant d’atteindre la destination du voyage dans la matière, les Disciples franchiront maintes fois le passage. L’heure du départ et de l’arrivé seront fixée au début et à la fin de celui-ci. Or, ce début et cette fin se rejoignent, car dans le ciel elles sont une seule et même étoile. Cette étoile est immuable dans l’espace, mais elle ne se révélera véritablement à sa place que si tous les voyageurs du vaisseau s’y déplacent ensemble. La chair humaine, que le Soleil offre vivante et mortelle, il l’offre au voyage du vaisseau, non pas à un seul, mais pour l’Entier qu’il déplace. Dans le royaume, chacun a pu rendre mortelle sa chair offerte vivante. Ce pouvoir a été tendu par les branches de l’arbre généré par l’Exemplaire. Cet arbre est dans le jardin de Dieu, mais celui qui fait usage de ce pouvoir porte à sa bouche le fruit de l’humanité. Il est gorgé à la fois de sa cure et de son poison. Le ver se charge de digérer un ou l’autre, selon son hôte. L’ennemi, lui, n’a pas de forme dans la lumière. Sans contour dans la matière, il demeure impuissant à l’intérieur. Pourtant, il est tout autour : ce tout retient la matière ensemble, ou la détruit. La ligne entre l’ordre et la destruction a été tracée dans la chair humaine. En restreignant l’ennemie entre sa bouche et l’étoile, le Disciple lui donne une forme distincte, divisible de l’ensemble qu’il incarne dans son corps. Ainsi, les Disciples préservent l’intégrité du ver durant sa captivité, et l’intégralité de ce que l’ennemi est dans son tout. Dans cette relation, le ver n’est ni étranger au tout, ni étranger au Disciple. Cette familiarité, présente à la fois en eux et dans le tout, est essentielle pour leur déplacement dans le passage.

    Section 15. En me déplaçant au-dessus du Sol pour le rendez-vous, j’ai misé sur les Disciples de ce royaume. Cette mise a un véritable poids dans ma flotte et engage l’ensemble de mon parcours. Ceux qui en font partie ont traversé avec moi le centre de leur vaisseau. Pour chacun d’eux, j’ai engagé mon retour à la maison dans la matière. Parmi eux, certains se sont rapprochés du rendez-vous. Ils se tiennent ici, sur le territoire de l’Ordre, et n’interviendront qu’en soutien aux actions qu’il entreprendra. Chacun d’eux a choisi de participer à cette mise. Ils ont choisi ce vaisseau, ils ont choisi cet Entier, ils ont choisi ce royaume, mais surtout, ils ont reconnu l’Ordre dans lequel les Disciples se déplacent aujourd’hui, à la fin du tableau. Dans les Instructions, je déballe le présent du vaisseau devant Disciples et leur révèle un contenu qui ne doit pas tomber aux mains de l’ennemi. Mais l’Ordre a mené jusqu’au rendez-vous les Disciples, et leur volonté de servir Dieu se manifeste dans chacune des tensions qu’ils retiennent sur le tableau. À partir de ces Instructions, l’Ordre effectue un virage avec des manœuvres qu’il est seul à maîtriser. Le quai est la seule courbe qui ne redirige pas le royaume vers sa chute. Le présent du vaisseau est à prendre ou à laisser, tel qu’il est révélé dans les Instructions, car ce présent ne peut être déballé qu’une seule fois. Ce présent est aux Disciples, qu’ils soient parmi les vivants ou les morts. Mais le poids de la matière repose entre les mains des Disciples qui se sont présentés vivants pour l’occasion. Seul les élus traverseront le quai dans la matière.

    Section 16. Nul n’avancera sur le quai sous la pression de mon autorité. Je n’en réclame aucune et ne commande aucune armée. Pourtant, peu à peu, cette armée que je prétends mienne sera vidée du verre du Maître. À l’intérieur, l’ennemi sera confiné. Le Maître, quant à lui , emportera son verre hors du vaisseau et le déversera là où il est attendu qu’il le verse. Pour accomplir cela, il empruntera le passage des Disciples, les précédant à l’intérieur. Mais le Maître ne se déplacera pas au-delà du premier mouvement. Il poursuivra au-dessus de celui-ci pour quitter le passage à jamais. La profondeur du vaisseau est cryptée dans l’histoire du royaume. Parmi les récits, cette histoire est celle qui a permis aux Disciples d’être aujourd’hui disposés. Il n’existe qu’une version capable le pont entre le début et la fin du tableau, une seule, à emporter pour le voyage. Ce livre est la suite d’un périple qui n’a pas commencé aujourd’hui. Le Soleil comptera les voyageurs un par un, et la validité de ce calcul dépendra de l validité des termes que L’Ordre appliquera. Ce calcul est établi aujourd’hui pour demain. Car le vaisseau est un mécanisme. Sa coordination et ses fonctionnalités ne relèvent pas du hasard. Le hasard, lui, se joue sur la table. Mais l’heure des paiements viendra. Alors cette table sera vidée, et les Disciples démarreront les moteurs. Parmi la somme déposée, ce qui revient à la source, à Dieu ou à Satan, se déplacera vers la destination du vaisseau ou vers celle de Satan. 

    Section 17. Le rejet des termes du Maître est la marque de l’ennemi. Là où les Disciples ont placé le service sur la table, j’ai laissé le Maître être Maître. Jamais je ne me suis présenté dans un royaume sans qu’il n’ait offert son trône à un roi qui ne meurt jamais. Les Disciples le délivreront des profondeurs. Il traversera le Soleil avant de pivoter autour de la poche contenant le nectar. J’ai tissé cette poche avec les coordonnées du lieu de déversement, et le Maître l’obtiendra après un tour autour complet. Durant le prochain tableau, il mènera à terme la tâche qu’il a entamée avec les Disciples dans le premier. Les Disciples et le Maître demeureront liés. En lui livrant ses termes, ils maintiendront la tension de sa main pendant son déplacement. Il ne doit ni briser ni échapper son verre. L’achèvement de sa tâche dépend de celle des Disciples. Aujourd’hui, le Maître permet le transfert de la balance de sa puissance aux Disciples. En se dirigeant vers ce lieu, il dépendra entièrement d’eux. Le déversement de son verre au lieu approprié est primordial pour l’existence même de ce vaisseau. Le prochain tableau n’est pas un exutoire des accomplissements des Disciples dans le premier. Pour s’en dissocier, il n’y a qu’un seul moyen : le recommencer. Le jugement est final. Il n’est pas trop tard pour servir au Maître ses termes. Parmi tous les Maîtres, il est celui qui demeure Maître. En restituant au serpent sa forme originelle, le Disciple ouvre un chemin qui va de sa chair à son cœur. Mais autour de ce chemin, le reste s’éloigne de la seule mesure capable de rassembler l’humanité. La valeur que le reste croit posséder dans sa chair, et celle qu’il encaisse du vaisseau, maintient la monnaie tendue tantôt au-dessous, tantôt au-dessus de sa véritable valeur. Le marché pousse le reste à étendre sa possession, tandis qu’il rappelle au Disciple de se concentrer sur son chemin.

    Section 18. Selon le nombre de portes que les joueurs emprunteront pour entrer dans le jeu, la profondeur du vaisseau se tranchera en pointes égales. Séparée du Maître, elle se répartira entre les joueurs. Chacun emportera dans le prochain tableau la part qui lui revient. Lors de l’embarquement, ils traverseront soit un cinquième de cette profondeur, soit un lot de pointes rapiécées. À leur force s’ajoutera l’essence provenant du verre du Maître. Chaque portion transitera à l’adresse d’un collecteur. En passant du verre à la force d’un joueur par une pièce, cette pièce conservera en son centre la puissance de sa portion. Ce que les joueurs orchestreront sur leur territoire avec le ver  résonnera en silence ou en grande pompe, selon les circonstances. D’emblée, un avertissement sera envoyé dans le nid : quiconque outrepassera ses frontières, dans la dimension de ce tableau ou d’un autre, fera de son vaisseau l’ennemi de ma flotte. Les déserteurs, ayant dépêché des délégués dans le royaume en prévision de sa chute, sont déjà en route. Le temps du rendez-vous est limité, et il reste beaucoup à accomplir. Toutes les procédures menant à l’embarquement sont la manifestation du mouvement de la matière dans le vaisseau. Il n’y a pas de temps à perdre. Plus nous tardons sur le quai, moins il restera de temps sur le prochain tableau avant la fin du rendez-vous. Je ne négocie pas avec l’Ordre, mais lui seul peut y mettre un terme. En amont de toute autorité, il est gardien du royaume. L’Ordre a commandé les instructions il y a plus de deux millénaires. Alors les compteurs furent remis à zéro, permettant au royaume de suivre le courant jusqu’à la livraison. Dans ce flot, de sacrifice en sacrifice, les Disciples ont reçu les indications pour se présenter au rendez-vous, prêts à exécuter les commandes du vaisseau. Et voici venu le jour tant attendu.

    Section 19. La vérité, malgré sa complexité, demeure accessible au Disciple. Le reste, en revanche, se laisse confondre par ce que les joueurs déploient sur la scène et par le narratif qui s’y propage. Le Disciple reconnaît les masques de l’humanité, mais ce que le reste refuse de voir sur son propre visage le maintient sourd et aveugle à cette vérité. Ceux qui portent ces masques et demeure sous leur couvert perdent le sens d’un véritable échange. Ils tournent en rond, prisonnier dans un langage stérile, incapable d’ouvrir la moindre issue. Maintenant que le premier tableau est achevé, l’Ordre n’aura plus à ordonner ce qui ne s’ordonne pas. C’est la limite d’un quart autorisé dans le Soleil. Lorsqu’il sera temps de procéder au paiement, cette somme sera déposée sur la table. À chaque paiement, les Disciples feront une offrande, tandis que l’ennemie emportera dans le verre du Maître le reste : sa masse ira dans les moteurs du vaisseau. Désormais, l’Ordre pourra, sous certaines conditions, débrancher des unités de la source du voyage. Le Sol sera épargné de sa présence, au-dessus comme en dessous, aujourd’hui et tout au long du voyage. Toutefois, le corps du Disciple lui sera remis comme attendu. Lorsque le verre du Maître ne contiendra plus que l’armée de l’ennemi, son format sera ajusté au couvercle des Disciples. Ainsi, ils pourront le sceller pour son déplacement. Aucune goutte, pas une seul, ne devra s’échapper en chemin. Jusqu’à ce que le solde de la dette atteigne zéro, les paiements se succéderont. Les Disciples videront la table un paiement à la fois, puis le suivant sera aussitôt ajoutée. Ainsi, la puissance de propulsion des moteurs sera maintenue jusqu’au décollage. Durant le voyage, le reste se manifestera à nouveau, mais il ne sera plus l’aboutissement d’une culture. Il ne fermentera plus dans le royaume pour servir Satan, car une fois servit, l’humanité sera parvenue à diviser la source de son voyage dans la matière.

    Section 20. Le retrait du reste de la source de voyage du vaisseau engendrera des ouvertures dans la seconde mallette. Dans la première, les humains ne perçoivent pas toute leur ampleur à l’intérieur, car elle a été ouverte. Mais la seconde demeure fermée, et ce qu’elle contient est devenu compact. Les unités les plus faibles se sont divisées afin d’occuper tous les fils de l’Exemplaire, plus nombreux que les unités de la source livré dans le vaisseau. Les disciples vivants transformeront ces ouvertures en portails. Parmi ceux qui se trouvent dans la seconde mallette, les Disciples pourront les traverser pour procéder à l’embarquement, tandis que le reste sera effacé. Ceux qui ne sont pas dans la matière, libres de choisir leur individualité plutôt que la destination du vaisseau, ne serviront pas Satan dans son royaume : cette damnation est réservée à celui qui la réclame en main propre. Mais ceux qui se trouvent aujourd’hui dans la matière devront faire un choix sans équivoque. Ceux qui feront leur offrande passeront à travers un portail, emportant avec eux des Disciples dans la seconde mallette. Selon sa présence dans son cœur et la distance qu’il maintiendra avec la tension de sa chair au moment de l’offrande, le Disciple couvrira un périmètre sous le Sol. Ce périmètre s’étendra autour de lui et permettra à ceux qui le peuvent de traverser avec lui. La valeur d’un Disciple n’est pas à discuter : toute la différence se tient entre le Disciple et le reste. Pourtant, chaque unité de la source a une empreinte configurée par ce qu’elle accomplit dans la matière. Le verre dans la main du Maître est plein, et son rendu est décisif. Il se tient entre le dessin de l’Exemplaire au début du tableau et celui à la fin. Ce dessin est fragile, non pas parce que l’humanité est faible, mais au contraire : elle a eu la force de préserver cette fragilité tout au long du premier tableau. En présentant ainsi leur dessin au Soleil, les Disciples permettront à celui-ci de pardonner à l’humanité le prix qui a été payé dans le vaisseau pour obtenir son plein, et ce, sans trahir l’Entier qu’il contient.

    Section 21. Aujourd’hui, c’est la moisson. Les Disciples feront lever mon armée dans la lumière du Soleil. Elle se joindra à eux pour cette guerre et les accompagnera dans le prochain tableau. Ils la réclameront avant que le contenu du verre du Maître ne se mélange sans distinction. Le mouvement de l’œuf est enclenché. À l’heure prévue, le champ magnétique s’inversera : le nord basculera vers le sud et le sud vers le nord. Mais si le Maître n’a pas encore été délivré, il empruntera l’ascenseur pour s’extraire des profondeurs. À mi-chemin entre le Sol et la profondeur, il retiendra le nord et le sud, les maintenant à un quart près d’un dessous et d’un dessus. Alors, le tiers parti se retirera de leurs coeurs, et Satan installera son royaume dans le vaisseau. C’est lui qui veillera à l’acquittement de la dette de l’humanité : la pièce du Maître n’aura plus qu’une seule face. Le remboursement ne sera pas restitué à l’Entier ; il ne servira qu’à faire payer à l’humanité pour avoir retenu dans sa chair ce qu’elle a encaissé du vaisseau, alors que cela devait le déplacer avec son Entier. Mais une telle chose n’arrivera pas. Les Disciples sont prêts, à temps pour le rendez-vous et juste avant que la charge des fils monopolisés dans la grille du système ne tombe à plat d’un seul coup. Le reste reçoit la charge de l’Entier à gauche ou à droite ; il s’oriente à l’extérieur de son corps et il perdra vite ses repères. Le déplacement du nord et du sud affectera d’abord la température de son sang, mais le mercure ne sera pas la mesurer. La brutalité de ce climat forcera la chair dominée par l’ennemi à sortir des mallettes, errant dans le vaisseau sans être ni morte, ni vivante. Le Disciple, lui, reçoit la charge de l’Entier en son centre et, grâce aux enseignements du Maître, retrouve le nord en lui-même. Ils tiendront un temps dans les mallettes, mais ne reconnaîtront plus le Maître sans la demi de sa pièce. Et cette demi perdra vite son sens sans la présence de Dieu dans leur coeur. La bascule du dessous et du dessus marquera le point de chute du royaume dans l’abysse, entre la fin du tableau et l’absence du suivant. Plus le temps rapproche la matière de cette fin, plus le reste s’égare, et plus la pression sur les Disciples s’intensifie.

    Section 22. L’ennemi est l’allié du sens, auquel ses adeptes ne savent pas répondre. Il a conquis son territoire dans les limites même de ce dont le reste s’est servi. Incapable de discerner les forces qui s’opposent dans le royaume, il a cédé ce sens au serpent, en refusant d’en assumer la charge. Sa chair demeure hostile à son éveil. Le reste n’a pas conscience d’être la possession de l’ennemi. Pourtant, il lui en donne la permission chaque fois qu’il refuse d’offrir au Maître ses termes. L’humanité a divisé son essence, un humain à la fois. Dans le verre du Maître, il y a ce qu’un Disciple est et ce que le reste n’est pas. La distillation de cette essence est imminente. Le Soleil comptera tout ce qui se tient devant et derrière lui pour le vaisseau, s’il choisit de prendre dans cet œuf les Disciples pour s’introduire en son centre. Ceux-ci lui présenteront la plus grande valeur de l’humanité, un supérieur qu’ils seront bientôt en mesure de s’offrir. En laissant l’ennemi être taillé à la mesure de l’humanité, les Disciples lui ont permis d’obtenir un corps pour se déplacer à l’extérieur de la grille du vaisseau. Ce corps est le bateau, qui avance vers le quai pour le voyage des Disciples dans le passage. Les humains ne l’ont pas assemblé eux-mêmes, mais il n’est pas non plus étranger à leurs accomplissements techniques. À l’horizon, ce bateau n’est encore qu’un mirage. Mais lorsque le contenu, la coque et le contenant traverseront ensemble dans cette vision, avec la consistance de la matière, la nature du déplacement prendra forme dans l’espace contenu par le Sol. Dans le passage, l’Entier sera la coque du bateau. Après avoir payé sa dette, l’humanité lui aura rendu sa puissance, et elle pourra poser le pied dessus sans sombrer. Avec cette coque, les Disciples pourront s’élancer vers l’horizon et avancer dans le passage sans tomber du contenant dans le contenu, à l’inverse de leurs positions dans le vaisseau.

    Section 23. Lorsque les boites de l’Entier seront de nouveau emboîtées dans la première mallette et que celle-ci sera refermé, les Disciples recevront une liaison qu’aucune boite, à elle seule, ne peut saurait révéler. Aucun assemblage de matière ne pourra jamais la remplacer. Ce que la vie peut générer à partir de la matière dans sa mallette est limité, et aucune de ses combinaisons ne peut suppléer l’irremplaçable. Seule l’organisation du vivant dans le vaisseau peut accomplir la transmission de cette communication extra-planétaire. Désormais, l’humain ne pourra plus chercher son élévation vers le ciel en plaçant l’Exemplaire au-dessus de l’Entier et des boîtes qui le composent. Car, la destination de son voyage n’est ni plus haute, ni plus lointaine dans le ciel. Pourtant, il sait que pour subsister, il devra traverser l’espace, mais cet espace n’est pas celui qu’il l’entoure. Le Sol a protégé l’espace qu’il convoite, n’en laissant miroiter qu’un reflet dans le ciel. Il n’est pas donné au vaisseau d’être mobile dans l’espace qui le contient : c’est lui qui contient l’espace dans lequel il est mobile. L’ouverture du Sol ne peut pas être simulée ; elle résulte d’une séquence de mouvements dans la matière qui exige précision et maîtrise. Seul un royaume puissant peut engranger une telle séquence et traverser son Soleil. Les Disciples accompliront ce déplacement, que tous ne peuvent pas à réaliser, dans une mallette parmi celles distribuées dans la vaste étendue physique entourant le vaisseau. Pour atteindre leur destination, ils devront mesurer ce qu’ils en puisent pour le voyage. Ce qu’elle contient suffit à la subsistance de l’Entier durant son trajet, mais non à la multitude que les humains sont capable de décliner. Pourtant, l’humanité ne se contentera pas d’un passage rudimentaire dans la matière : elle se tiendra debout, sans que l’Entier n’ait à sacrifier son équilibre pour soutenir la sienne. L’Ordre prépare la fermeture de la mallette afin de la déplacer. Pendant ce temps, je permets aux Disciples d’ouvrir ma propre mallette, et de charger dans les paramètres les pièces qu’elle contient. Leurs insertion dans le mécanisme du vaisseau permettra aux joueurs de le manoeuvrer.