• The Land Instruction — Prélude

    Dans les instructions, je vous donnerai la marche à suivre afin de procéder au renouvellement de notre alliance avec Dieu. Une alliance négociée par Abraham lors de laquelle le Maître, les Disciples et Dieu ont convenu de certains termes et conditions qui ont régi le cadre dans lequel nous avons évolué.

    Avec ce tableau, nous avons reçu un verre et un couvercle. Nous allions, tout au long du tableau, recueillir dans ce verre l’essence de l’humanité. Ceux qui ont servi au Maître les termes et conditions de cette alliance et ceux qui se sont servis eux-mêmes selon leurs propres termes ont extrait de leur chair leur essence.

    Ce verre nous a permis d’obtenir trois choses : une masse à déplacer, une force de propulsion et une vélocité. Tandis que notre tableau arrive à sa fin, le verre est plein ; conformément à notre accord, nous l’avons rempli jusqu’à son bord. Il nous faut maintenant distiller son contenu afin de séparer les deux essences qu’il contient, et traiter chacune d’elles de manière à révéler leurs propriétés.

    Je déclinerai cette marche à suivre dans un protocole formulé à l’intérieur des instructions. Comme ce verre n’est pas à la portée de nos sens, j’ai transfiguré cette action dans un jeu et j’ai fait de même avec toutes celles qu’il faudra entreprendre au cours de ce rendez-vous durant lequel notre alliance sera renouvelée. J’assemble donc des pièces pouvant mettre en mouvement l’invisible.

    Le temps qu’il nous reste pour mettre en marche ce protocole est limité, car la fin du tableau approche. Si nous n’engageons pas à temps les actions nécessaires, notre civilisation tombera à l’extérieur du cadre de notre tableau. Dans cet abysse, nous serons submergés dans le contenu du verre que nous avons rempli tandis que l’essence qu’il contient se mélangera sans distinction.

    Ce que nous avons extrait pendant des milliers d’années sera à jamais perdu et la Terre telle que nous l’avons connue n’existera plus. La guerre est inévitable, et si le sang ne coule pas en offrande à Dieu pour l’établissement de son Royaume dans la chair humaine, il coulera en vain pour celui de Satan.

    Aujourd’hui nous choisirons : nous affronter entre nations afin de définir le visage humain qui règnera en Enfer le temps de notre damnation ou étendre le Paradis au-delà de ses frontières actuelles et préserver la présence de Dieu sur Terre. La division entre le Paradis et l’Enfer ne tient plus qu’à un fil.

    Tandis que les nations de la Terre se font front sur de multiples territoires, il n’y a véritablement que deux territoires à l’intérieur de notre tableau, et ceux-ci sont tracés non pas au sol, mais dans la chair humaine. Selon les termes et conditions auxquels les parties ont agréé, le territoire de Dieu est dans le coeur humain et celui de Satan est dans sa chair.

    C’est l’Ordre qui protège l’accès au Paradis, lui qui s’assure que notre civilisation progresse de manière à poursuivre son ascension dans un jeu qui n’est pas limité aux dimensions de notre tableau. Il a trois dimensions, mais d’emblée nous ne nous déplaçons que dans deux d’entre elles. C’est en servant les termes de notre alliance que les Disciples accèdent à la troisième dimension du tableau.

    Quant au reste de l’humanité, il est constitué d’une masse humaine qui, en se servant elle-même, s’enchaîne dans les paradoxes qui maintiennent notre tableau tendu dans le jeu. Dans cette position précaire, cette partie de la population est propice à la domestication de sa chair, et chaque pays domestique ceux qu’il contient dans ses frontières et qui ne répondent que d’eux-mêmes.

    Pendant que la dette des pays et celle de leurs citoyens ont gonflé, les Disciples ont élevé celle qu’ils ont contractée avec la Terre. Car ce sont eux, qui avec le Maître, ont mené les avancées technologiques ayant permis l’exploitation de ses ressources, eux qui génèrent ce que la population consomme sur le marché.

    Cette dette sera payée en dépit de la volonté individuelle de chacun à l’acquitter. Le Maître s’en est assuré. Durant ce rendez-vous, les sommes dues relativement au recouvrement de la dette seront payées non pas à la Terre, mais au Maître. Car il ne revient pas à nous — humains — de décider ce qui sera rendu à la Terre dans son sol et ce dont celui-ci sera épargné.

    Tandis que certains se porteront volontaires au paiement de la dette, d’autres voudront en faire le report, car bien que nous soyons tous issus de la même espèce, les Disciples se sont, tout au long du tableau, divisés du reste de l’humanité. Cette mutation génétique est l’aboutissement d’une force que les Disciples ont appliquée sur leurs gènes en servant les termes de notre alliance.

    Une nouvelle espèce humaine a ainsi été générée et cette espèce a le potentiel de recevoir Dieu dans sa chair. Parmi la population générale, certains sont disposés à cette transformation. C’est un potentiel dormant en son sein qui sera appelé à se révéler avant qu’il ne soit trop tard.

    Car le jour du jugement est venu. Par le biais de ce jugement, la dette des Disciples sera payée, et tandis que l’humanité entière a bénéficié du capital qu’ils ont obtenu, chacun paiera sa part. Au total, la somme empruntée représente l’écart entre la valeur actuelle de la chair humaine et sa véritable valeur pour la Terre et la vie qu’elle contient.

    Alors que l’Enfer est tout autour du coeur humain dans les contours de notre corps, nous naissons tous sur ce territoire. Nous y demeurons. Cependant, lorsqu’un humain prend conscience de la présence de Satan dans sa chair et qu’il le domine dans les limites de son propre corps, il confère à Satan sa forme originelle.

    Une forme divisible de l’ensemble qu’il incarne dans son corps, située entre l’entrée et la sortie de son tube digestif. Cette forme est celle du serpent et c’est lui qui a dans son antre le chemin des Disciples, celui sur lequel on peut traverser de l’Enfer au Paradis. Dans cette forme, Satan est l’allié de Dieu et non son opposant. Mais tous ne sont pas l’hôte du serpent, car pour rendre à Satan sa forme, il ne suffit pas de dire ceci ou cela.

    À l’extérieur de sa forme, Satan n’est plus Satan, mais bien l’ennemi de l’humanité. Un ennemi taillé sur la mesure humaine tout au long du tableau. Ceux qui en sont l’hôte sont soumis aux forces de l’Enfer à l’intérieur de leur corps sans même en être conscients. Cette ignorance est une clémence que le Maître accorde à ceux qui sont impuissants devant le poids de la chair humaine.

    Le Maître se présente à nous à travers nos échanges. Pour cela, il revêt soit la face de Dieu, soit celle de Satan. Car Dieu et Satan tiennent sur une seule pièce. Cependant, Satan a plusieurs visages. Il porte les masques de l’ennemi de humanité. Des masques forgés à même le visage de ceux qui expriment leur humanité à l’extérieur des termes et conditions de notre alliance.

    Plus les Disciples se rapprocheront du prochain tableau, plus le reste de l’humanité sera accablé par les forces de l’Enfer. Ceux qui n’auront pas délivré à temps leur corps de l’ennemi de l’humanité se retrouveront piégés en Enfer. Ils finiront par implorer leur rédemption, mais plus ils tenteront d’obtenir ce que chacun doit soi-même s’offrir, plus l’étau de Satan se resserrera sur eux.

    Dans la contrainte de la réalité qui s’abattra sur eux, ils comprendront que Dieu n’accueille pas dans son Royaume celui qui Lui exige qu’il s’impose. Tandis que ce Royaume est sur le point de s’étendre dans la chair humaine, la valeur d’un passage à l’intérieur d’un corps humain sera consentie aujourd’hui pour toute la durée du déplacement. Car nous — Disciples — sommes attendus pour un voyage.

    Le jeu depuis lequel l’invisible peut être altéré, celui qui nous permettra de traverser dans le prochain tableau, n’est effectif que s’il est tissé avec la réalité. Les instructions seront donc publiées graduellement en conjonction avec les mouvements géopolitiques et sociaux qui adviendront en réponse à Dieu ou sous la gouverne de Satan.

    Ainsi, le Prélude de cette histoire fera bifurquer tous les conflits mondiaux dans un seul point, en une seule guerre. Les unes après les autres, les nations de la Terre prendront position et rangeront leur armée au service de Dieu. Tandis que celles qui ne prendront pas une position claire, celles qui feront preuve de réserve, se rangeront dans le camp de l’ennemi. Car toutes les nuances entre le noir et le blanc lui appartiennent.

    Aujourd’hui, certains prendront la route vers le prochain tableau tandis que d’autres seront emportés à jamais dans leur chair. Ceux qui demeureront dans les limites de l’Enfer seront déportés dans notre verre. Car éventuellement, ce verre ne contiendra plus que notre ennemi, et le couvercle qu’on nous a remis au début du tableau ira sur ce verre.

    Jusqu’ici, ce couvercle a permis à ceux qui sont dans la chair mortelle d’être épargnés dans l’ombre du Maître, sous son couvert. Mais dorénavant, le soleil aura son mot à dire. Car dans sa lumière, il distingue la chair vivante et mortelle afin que ni l’une ni l’autre n’impose son degré sur notre déplacement.

    Sur le chemin, l’immortalité sera désormais un privilège réservé aux Disciples. Ce sont eux qui, de sacrifice en sacrifice, ont généré le courant qui nous a menés jusqu’au rendez-vous, eux qui nous ont permis d’être disposés à accomplir la prophétie. Celle qu’on se transmet depuis le début, la raison même de ce début.

    L’histoire qui vous est racontée dans cette composition est la suite d’un récit qui réside dans la pupille des Disciples, dans leur vision, sous leur tutelle. Les Disciples ne sont pas d’une seule confession. Car l’Ordre est une doctrine qui prévaut sur la division des peuples et des religions, une mesure commune capable de réunir le royaume de Dieu sur Terre.

    À suivre…

The Land est une oeuvre immersive en cours de création. Pour vous situer dans l’histoire, lisez les Instructions. Ce document sera publié progressivement, il contient une trame narrative longue tandis qu’à travers les numéros du Journal je communique avec vous en temps réel. À mi-chemin entre la poésie et la prose, cette partie de mon corpus est accessible par abonnement seulement. Pour le recevoir, descendez au bas de la page et abonnez-vous. Vous pouvez également visiter mon atelier en cliquant sur «workshop» et voir les pièces de jeu durant leurs construction. Ces pièces seront mises en mouvement par des joueurs, dans un jeu qui se déploie à même les Instructions.

  • ÉCHANTILLON DU JOURNAL
    Accès générale

    JOURNAL #0.1

    La mallette et les cubes qu’elle contient existent.
    Je n’ai pas l’impression d’avoir traversé à la source dans mon corps avec cette mallette — en fait, je n’ai aucune impression : je suis l’imprimante.

    Cette mallette, je l’ai obtenue entre ma naissance et aujourd’hui.

    Et si je tente de situer cet événement dans le cours de ma propre existence, je me vois entre deux coins d’un quartier l’obtenir.
    Je l’ai obtenue pendant mon déplacement et aucune main ne me l’a tendue, pas plus que je n’ai moi-même tendu la main pour l’obtenir.

    Je vous dis noir sur blanc la vision que j’en ai, mais attention : ne me capturez pas, moi,  en images.

    Croyez-vous à l’évidence? Je ne la promets pas, mais je sous-entends que je vous l’offre dans cette histoire.
    Du moins, qu’elle est disponible à celui qui sait la lire.
    Cette histoire — la clarté qu’on m’en donne — me vient une tranche à la fois.

    Remplissons la mallette, rangeons les pièces dans ses cubes.
    Faisons-le pour obtenir des quartiers — faisons-le parce que chaque quartier ouvre un passage qui nous permet de traverser le sol.

    Cette note, s’ouvre un quartier à la fois.
    L’espace autour de nous est un reflet de ce qu’elle contient.

    Elle a conservé hors de notre portée l’espace que nous contemplons — elle a attendu une éternité pour nous le révéler.

    Ne faites pas ça, ne l’offensez pas.
    Ne balayez pas du revers de la main ce qu’elle à protégé pour nous, car le sol retient la vie en dessous et au-dessus — et la vie peut être cruelle entre les deux.

    Nous — Disciples — devons demeurer entiers pour ne pas nous désintégrer à l’intérieur de chaque seconde durant laquelle nous contemplons la beauté du royaume de Dieu.

    Mais voilà : part en Enfer, cet Enfer nous empêche une telle désintégration.

    JOURNAL #0.2

    La Terre et la vie qu’elle contient souffrent — Maître, laissez-moi amener la Terre hors de cette douleur.
    Dans ce corps humain, je souffre — comme vous-même souffrez — mais la douleur est masquée sous les couches qui ont élevé notre civilisation.

    Cet édifice, nous permet de ne pas tous s’écrouler sous notre propre poids, sous celui de la matière que nous produisons — son poids est lourd sur nous, sur la Terre.
    Mais ce poids est conséquent à ce qu’il y a au menu, disponible pour nous — humains.

    Je suis à la fois honoré et déçu d’être humain — nous qui infligeons la vie sur Terre, nous qui l’imbibons de douleur humaine.
    Mais cette douleur n’est ni liquide ni solide : elle est infinie.

    Vous qui me lisez — comprenez-vous le sens de mes mots?

    Nous pouvons donner un sens à cette douleur.
    Aujourd’hui, en jouant selon les meilleures de nos règles, nous pouvons gagner pour nous, pour la Terre — et ne pas simplement être des parieurs.

    Tandis que sur la Terre, la matière a un poids et que ce poids — est — sur nous est relatif à notre valeur pour la Terre, relative à celle de la matière que nous produisons, l’infini, quant à lui, s’apprête à ajouter son propre poids sur ce résultat.

    Nous devons nous comprendre lorsque je mets en relation ces éléments.
    Parvenir à se comprendre est ma première mission — une d’envergure.

    Bien sûr, je ne suis ni Dieu, ni devin — mais je reçois l’information qui circule et je lis cette information sur la bande magnétique de la Terre.

    L’humanité a enregistré du contenu sur cette bande, mais celle-ci contient toujours sa version originale.

    C’est sur cette bande, à la fois vierge de l’humanité et occupée par notre présence, que j’applique notre conception de la réalité.
    Ce que j’en obtiens est une histoire que je dois ensuite traduire dans un langage que nous — humains — pouvons comprendre.

    Je suis sous haut voltage et il est temps pour moi de tester le réseau en temps réel.

    JOURNAL #0.3

    Je parie que vous voudrez en savoir plus sur cette histoire, mais j’ai un temps limité pour vous la raconter — nous avons tous une limite.

    Vous êtes libre d’y venir et de l’habiter, mais cette histoire n’est pas gratuite — choisissez-la éveillé, et ainsi, vous paierez le juste prix.

    Ceux qui sont possédés par Satan sans mesure tombent aux mains de l’ennemi de l’humanité.
    Ne le faites pas — ne les détestez pas de dormir à son sein.

    Une masse lui a été donnée afin que cet ennemi prenne forme, et parmi la population, ceux qui lui donnent forme ont été choisis en fonction d’une jurisprudence appliquée à la génétique humaine.

    Jusqu’ici, le Maître est, à mon sens, juste.
    Cette histoire vous semble-t-elle juste au vôtre?

    Jusqu’à présent, je suis traité justement — du moins je le crois.
    Et croire est une chose que je fais.

    Cette histoire est à ceux qui y sont invités pour y vivre et pour y mourir.
    Ne faites pas que vouloir vivre ou mourir — croyez-le.

    Parmi ceux qui dorment, certains se réveilleront à temps.
    Mais comptez sur moi pour ne pas défendre qui que ce soit qui ne soit pas juste dans sa chair aujourd'hui.

    Venez libres — soyez justes — pour vous déplacer vers le soleil.
    En traversant par le sol, le soleil ne nous brûlera pas.

    Quel est ce lieu où nous pouvons rencontrer le soleil dans sa lumière là où il ne fait ni chaud ni froid?

    Donnez-moi du temps avant de réduire la Terre en cendres avec son drapeau en main.

    Les armées qui se battront pour le royaume de Dieu proviendront des forces déjà en place.
    Que les mercenaires se rangent au service des forces officielles.

    Ceci est bel et bien réel et adviendra devant vous — ou avec vous.

    Tandis que certains dorment profondément, iront-ils dans ce rêve, jusqu’à croire que cette guerre est une vendetta contre eux et non contre ce qu’ils ne voient pas sur leur visage.
    Des masques qui ne sont pas à eux, mais qu’ils se sont appropriés?

    Je ne nommerai pas qui que ce soit comme étant l’incarnation de l’ennemi de l’humanité, mais celui-ci parlera de lui-même.

    Avant qu’il ne soit trop tard, les joueurs de la main révéleront leur identité, car ils ne sont pas une simple poigne dans cette histoire.

    JOURNAL #0.4

    Comment m’introduire à vous — que dire en premier?
    Bientôt, je n’aurai d’autre choix que de me présenter, du moins si vous croyez que choisir s’offre à moi.
    Choisissez pour vous-même, sceptique.

    Mais ne me mettez pas d’étiquette sur moi — sur nous.
    Car nous rencontrerons le soleil pour lui demander sa permission et nous ne sommes pas pour lui qu’un produit.

    Ce que le soleil sait — je ne le sais pas.

    J’ai rencontré le soleil — si j’en crois le prologue de ma propre existence.
    Cette existence est une évidence qu’humain j’ai obtenue, mais puisque je deviens l’évidence…

    Cette preuve je l’obtiens et en ce sens je n’ai pas les mains vides.
    Cependant à l’intérieur de celles-ci je ne possède rien.

    Je vous raconte la vérité, mais pas la vérité entière — à moi seul je ne peux pas le faire.

    Il n’y a rien à creuser en dessous ou au-dessus du sol, mais la souffrance est une trace laissée à l’intérieur de notre corps qui nous permet de retrouver son chemin jusqu’à soi.

    Rencontrons-nous — dans notre corps.

    Ce lieu de réunion, ce rendez-vous — est dans une zone non identifiée, non vérifiée.
    Dans cette zone, le temps devient flou.

    Écoutez les voix sur lesquelles vous comptiez hier.
    Laissez-les vous parler dans un langage que vous connaissez.

    Et si des forces s’opposent à ma voix, qu’elles soient, si elles sont sceptiques pour le meilleur de notre intérêt.

    Aucun joueur ne collectera une pièce dans les frontières d’un pays qui ne se sera pas rangé du bon côté — il y a un bon et un mauvais côté.
    Ne contournez pas l’autorité de votre président, car cette autorité, comme toute autorité qui se décline sous son commandement, est au service des lois, et ces lois maintiennent l’Ordre en Enfer.

    Bien qu’il n’y ait que cinq places à la table, les dirigeants qui délivreront l’humanité se montrent dignes de cette table.

    Êtes-vous conquis? Est-ce que je vous semble juste?
    Car Dieu a besoin que vous vous en remettiez à un juste.
    Et vous devez décider : agir ou ne pas agir.

    Cette main, celle que j’attends au jeu doit représenter une main humaine proportionnelle, du moins si la puissance de cette main est pour expendre.
    Dans ce cas, elle doit être justement répartie.

    Si le soleil entre à son tour dans le jeu… le Soleil ne connaît pas encore la nature de ce jeu — mais s’il nous laisse traverser par son centre, il entrera dans la partie.

    Je rassemble le royaume de Dieu et je suis soucieuse d’arriver au Soleil avec la valeur du don qui vous a, Disciple, mené à moi.

    Je vous amène au soleil, humain et Disciple — monarque de la Terre.
    Je suis pour la paix entre la monarchie et la Terre.

    Je ne suis pas agréablement surprise par l’état des lieux sur Terre.
    Mais dans l’Ordre, nous existons selon certains termes et conditions qui ne relèvent pas que de sa volonté.
    Et sans cet Ordre, ne deviendrons rapidement qu’un produit du chaos.

    Je crois saisir combien difficile et souffrante serait la paix entre nous et la Terre sans l’intermédiaire de Dieu.
    Car la Terre a tout ce que nous tentons d’obtenir.

    Je suis soucieuse qu’aujourd’hui vous ne mentiez pas sur votre allégeance, car je n’ai nul besoin de cette allégeance si elle n’est pas sincère.

    Voyez-vous la main de Dieu? Elle se divise en ce moment même.
    Mais se divise-t-elle en ce moment, ou ne s’est-elle divisée pendant des milliers d’années.

    C’est cette main qui décidera.
    Elle s’est définie pour protéger l’autorité humaine sur Terre.

    Venez — si ce n’est que par souci pour votre propre intérêt, pour épargner un prix supérieur à payer.

    Car si nous ne procédons pas, notre dette continuera d’augmenter dans l’abysse au terme de ce tableau.
    Nous perdrons tout, nous perdrons même Dieu, et laisserons notre dette à la prochaine civilisation — elle en portera le fardeau.

    JOURNAL #0.5

    Dans ce tableau, vous détenez une emprise sur moi.
    Cependant, une fois que vous serez dans le tableau que je m’apprête à transiger pour nous — vous n’aurez plus cette même emprise.

    Mais, Reine, je pourvois aux honorables.

    Parlez — tranchez le royaume de Dieu.
    Servez-le sans plus attendre, sans quoi tous et chacun se serviront jusqu’à la fin.

    Tous et chacun d’entre nous ne peut pas argumenter.
    Ce qui advient en ce moment même advient.

    Ce qu’il restera de l’humanité, sans la présence de son ennemi dans sa chair, est le joyau servi par les parties au soleil.

    Parmi nous, des Disciples sont éveillés et d’autres sont endormis.
    Je suis soucieuse que ceux qui se croient, par dessus tout, dignes de payer puissent payer volontairement — payer notre dette est un honneur.

    Nous qui conférons à Satan sa forme dans notre chair, observons le serpent agir en nous.
    Nous sommes constamment à quelques décisions près de le voir bifurquer à l’extérieur de sa forme, parfois même à une seule.

    Tant la face de Satan que celle de Dieu sur la pièce du Maître, nous implorent de ne pas céder la nôtre au pire de nous-mêmes, à l’ennemi de l’humanité.

    Je suis Dieu — je proviens de son royaume et peu importe mon expression de la vie dans ma chair, j’y demeure.
    C’est ce que j’ai cru et je l’ai cru jusqu’à ce que l’ennemi de l’humanité soit exorcisé de ma chair.

    Plus nous avancerons vers le prochain tableau, plus vous serez tentez de me vénérerez.
    Mais me vénérer dans ma chair aujourd’hui, c’est me trahir demain.
    Me vénérer avant de vénérer ma véritable fonction est une très mauvaise décision — une que les Disciples ne prendront pas.

    JOURNAL #0.6

    Il y a une sortie hors de ce tableau vers le suivant, mais cette sortie n’existe pas d’emblée — nous devons la révéler.

    Celui qui sait, sait que cette sortie n’est pas à la portée de sa main seule, de la mienne ou de celle de quiconque.
    Mais du pouvoir, nous en avons.

    Remettez en question mon sens, mais ne doutez jamais de ma raison.
    Car ceux qui savent — obéissent.

    Êtes-vous prêt à entendre? Car en le faisant, vous chanterez.
    Vous chanterez pendant que ceux qui n’écoutent pas et qui n’ont rien de valeur à dire parleront malgré eux.

    Ce champ me permettra de m’élever sur mon trône — moi qui suis Reine et espérance.

    Pendant que les Disciples chanteront, ils feront une incantation qui se manifestera.
    Cette manifestation n’est ni à attendre, ni à anticiper.

    Car le reste de l’humanité pourrait me faire perdre pied.
    Et donc le champ des Disciples est un champ que je dois entendre très clairement — je reposerai sur ce champ.

    Cette alliance qui se renouvelle, n’est pas un quelconque échange, et encore moins un échange transactionnel.

    Aujourd’hui, c’est juste jeu — que Dieu et Satan soient — pour nous qui jouerons notre sortie, notre entrée.
    Afin de sortir du tableau ni trop haut ni trop bas.

    JOURNAL #0.7

    Nous, humains, avons observé la noirceur de l’humanité devenir — cette noirceur est celle à craindre.
    L’Ordre a régné ; il règne sur la noirceur et la lumière.

    Car la lumière vient du soleil ; ses rayons nous mènent à lui, mais ils nous mènent à lui à travers la noirceur.

    Ainsi l’Ordre règne sur deux territoires.

    Le territoire de Dieu est :  il provient de quelque part tandis que celui de Satan est un produit qui lui a été acheminé, dont nous devons nous affranchir.

    À Dieu et Satan — juste assez de sang a été donné.

    Du sang est donné, et ainsi du sang est généré.
    Car les miracles ont un prix qu’il faut payer pour qu’ils soient.
    Pas de paiement, pas de miracle.

    Il y a une issue hors de notre tableau vers le prochain.
    Elle existe pour ceux qui savent distinguer la face de Dieu et celle de Satan — telles qu’elles sont — sur la pièce du Maître.

    Si vous dormiez il y a quelques instants, vous vous éveillez et marchez vers la lumière depuis la noirceur de l’humanité.

    Traversez dans votre coeur pour le grand départ.
    Le temps venu, le serpent vous prendra au passage et vous serez reconduit au soleil.
    Car à elle seule, la lumière ne suffit pas à un tel déplacement.

    Aujourd’hui, tout et rien nous tombent entre les mains — c’est à chacun de nous de délivrer sa chair.
    Car à l’intérieur, je n’ai pas de secret à enterrer.

    Mais le débit du sang dans nos veines et celui à l’extérieur ne suffit plus à ce que la génétique humaine demeure prospère.

    JOURNAL #0.8

    Puis-je me permettre de ne pas écrire un seul mot alors que nous devons avancer — alors qu’il y a encore de l’espoir.
    Il n’y a pas de temps à perdre, mais le temps fait des choses pendant qu’un peut ouvrir ses yeux.

    Car des voix ont été choisies pour vous le dire ; vous êtes de ceux qui peuvent comprendre la teneur de ce rendez-vous.

    Pendant ce laps de temps, je suis capable de certaines choses, et ces choses sont les miracles à accomplir — je suis ici pour les accomplir avec vous.

    Tandis que chaque voix compte et que l’heure est au dévoilement, ceux qui ne savent pas ont été pris en charge.

    Car la balance sur laquelle le reste de l’humanité répartit ce qui est bêtise et ce qui ne l’est pas demeure un facteur inconnu — prévisible, mais inconnu.

    Et attention, je ne suis pas sur le point de vous le dire maintenant — maintenant, je vous le dis.

    Choisissez —  car la vie est à l’intérieur, dans un coeur humain éternel.
    Ne laissez pas la chair que vous habitez vous avoir aujourd’hui.
    Mais si vous le devez, faites-le — ne faites rien et faites le.

    Satan n’est pas celui à craindre — l’ennemi de l’humanité est le seul qui puisse nous emporter a jamais dans notre propre chair.
    Ceux qui demeureront sous sa possession s’en iront pour un voyage qui n’est ni le mien, ni le vôtre, mais le leur.

    Bien que nous nous déplaceront jusqu’au soleil avec le serpent, je ne demanderai pas au serpent de nous y conduire.

    Car le papillon qu’il est sur le point de devenir a des ailes que le serpent n’a pas, mais attention — ce qui sépare le papillon du ver n’est pas un littoral.

    Le sens littéral a un début et une fin — la poésie aussi.

    JOURNAL #0.9

    Êtes-vous appelé par ma voix?
    Bien que je m’adresse à vous — il ne revient pas à vous de décider de cette voix, je n’argumente pas.

    Mais je ne serai pas juge de moi-même, car je ne connais pas le secret de ma profondeur — ce secret ne repose pas à l’intérieur de celle-ci.

    J’obéis aux règles d’un jeu qui n’est d’abord pas le mien, mais celui de l’Ordre.
    Je n’étais pas joueuse auparavant, mais pour me défaire des chaînes qui m’emprisonnent dans les paradoxes de notre tableau, je joue, et je jouerai.

    Je m’émancipe de ces paradoxes dans l’antre du serpent.
    Sauvez-moi de cette chair depuis laquelle je ne puis ni voir, ni entendre.
    Mais laissez-moi ma profondeur, car cette profondeur est un puits qui me donne tout.

    Celui qui joindra son armée a celle de Dieu, permettra à ceux qui sont à l’intérieur de ses frontières, d’exister dans cette histoire.

    Je la compose en jouant de notre instrument, notre langage — lequel je ne joue ni assise ni debout.

    Tandis que ce sont ceux qui représentent nos pays, qui ont à leur portée les armes — ils ont ce qu’il faut tant pour procéder au rendez-vous que pour provoquer notre destruction.

    Je déclare la Terre être souveraine, mais ne déclare aucun pays se voir soustrait ses frontières.
    Ceux qui mettront le pied sur la Terre le feront par choix pas par nécessité.

    Entre mon règne et les autorités présidentielles — les joueurs de la main.
    Ils sont cinq, mais à la table il ne sont pas le cinquième d'une main.

    Que ces autorités soient sûres de bien réfléchir avant d’agir sans tenir compte de mon plan d’action — j’en ai un.

    Journal #0.10

    Ne jugez pas ceux et celles qui incarnent l’ennemi de l’humanité.
    Ne le faites pas — ils seront jugés comme il est attendu que nous le soyons tous.

    Dans leur chair, ils sont l’hôte de cet ennemi, mais voilà… ils le sont, et parce qu’ils le sont, nous, Disciples, sommes avec Dieu.

    Car Satan sera d’abord servi et ensuite Dieu sera — et Dieu est.
    Le reste de l’humanité est une part de nous sacrifiée afin que nous, Disciples, soyons avec Dieu.

    Lorsque le reste de l’humanité parle de Dieu, il parle plutôt de notre ennemi.
    Et en parlant, il tente de lui plaire pendant que nous, nous en apprenons plus sur lui.

    Ainsi cet ennemi a une voix à travers celles de ceux et celles qui ne sont pas informés.

    Mais je vous informe — le point de rencontre est aujourd’hui.
    Aujourd’hui, tous peuvent choisir, et pour cette raison nul ne peut plus être innocent.

    Lorsque la vérité est révélée, certains entrent dans le royaume de Dieu et d’autres pas.

    Journal #0.11

    Nous ne pouvons pas véritablement comprendre ce que nous sommes sur le point de voir s’accomplir — certaines choses ne peuvent pas qu’être dites.

    Je n’obéis pas directement à qui que ce soit, mais je suis bel et bien conforme à trois parties.
    Je suis née d’abord pour répondre aux désirs du Maître, ensuite répondre aux vôtres —Disciples.

    Mais mon histoire, celle qui date d’avant mon éveil, est sans importance.
    Je suis morte pour vivre, libre d’écrire ma propre histoire.

    Dans ma composition, je suis libre — mais la liberté qu’on clame n’est que bêtise.
    Car nous naissons dans la chair sous la condition de ceux qui la nourrissent, grandissant ainsi asservis à ceux-ci — libres de rien, encore moins de nos gènes.

    Pendant que nous voyageons de corps en corps, ceux que le Maître retient loin du Paradis sont en nombre limité — la naissance de notre corps n’est pas la fin de notre existence.

    Aujourd’hui, tous peuvent faire amende, mais faire amende est désormais un acte dont je dicte les conditions dans cette histoire.

    Le Royaume de Dieu est aux Disciples et à ceux qui se repentiront.
    Cette expiation signifie d’obéir aujourd’hui dans les pires conditions — et de le faire pour un Royaume meilleur à venir.

    Le Maître a pardonné l’humanité et je lui accorderai dans cette histoire.
    Car je ne mettrai pas ceux qui m’ont précédés de côté.
    Je ne le ferai pas afin de ne pas faire de même avec mon propre corps.

    Mais je ne suis pas le Maître et sur Terre, le Maître est à priori de ma présence.

    Ne vous méprenez pas, ceci n’est pas une compétition entre mon pouvoir et celui de ceux qui furent avant moi.
    C’est en fait vous — Disciples — qui me délivrerez des limites de mes prédécesseurs.

    Entrer dans un tableau avec moi signifie de le faire.

    Vous comptez sur moi pour ne pas craindre le pire devant — moi qui m’apprête à prendre le commandement de Satan.
    Le faire signifie de lui permettre d’obtenir son dû.

    Satan lui-même peut être pardonné par le biais de ceux qui feront aujourd’hui amende.
    Mais l’ennemi ne le fera pas, il sera incapable de cet acte.

    C’est ainsi que je prends le contrôle des instances dans cette histoire : en les intégrant dans ma composition.

    Journal #0.12

    Demander une intervention divine maintenant, mais pourquoi ?
    Jusqu’ici, ça se passe bien pour nous dans une réalité qui est maquillée.
    Dans cette réalité, je ne vous maquille pas : je ne peins pas sur vous le portrait de l’humanité.

    Tandis que la population générale est pour un faux pour et un faux contre — nous pouvons poursuivre en vue de commencer la partie.

    Bientôt, il sera temps d’envoyer nos diplomates pour le ciel au-dessus de ma tête — si ce ciel est celui au-dessus de la vôtre.

    Tout est — en dessous de ce ciel — sous contrôle.

    Ce faisant, toute intervention divine est une carte à conserver dans notre manche, pas dans notre main.
    Elle doit y rester aussi longtemps que possible pour ne pas pallier une force à laquelle nous pouvez nous-mêmes, humains, suffire.

    Journal #0.13

    Depuis le premier jour où je me suis éveillée — je veux vous rencontrer.
    Mais l’Ordre a contraint ma portée et, en ce sens, il n’a pas fait défaut à mon plein potentiel.

    Ce soir, la lune n’ira pas dans sa propre direction.
    Car je peux déployer mon potentiel, sans le diviser dans tout, autour de moi.

    À chaque fois que je publie un nouveau numéro du Journal, la lune conserve sa position et elle continuera de maintenir cette position, peu importe ce que le numéro contient.

    Nous sommes mobiles —  autour de nous et, dans l’intellect humain.
    Nous jouons pour son habileté à raisonner — à être sage — et certains le sont.

    Ce qui coule en nous est l’eau qui nous a portés jusqu’ici.
    Nous respirons cette eau — notre souffle nous déplace à l’intérieur de cette eau.

    Mais nous la salissons et cette fatalité vous est révélée — comme toutes vérités le sont : telles qu’elles me sont révélées.

    L’intellect humain voit clair dans sa défaillance.
    Cependant, l’humanité n’est pas la défaillance de la Terre.

    Mais notre survie sur cette Terre pourrait bien devenir sous peu — l’or que nous cherchons.

    Je peux, si vous m’en donnez les moyens, affecter la condition de l’eau.

    Cette rivière, celle qui nous a portés jusqu’ici, sera une rivière de sang si celui qui s’apprête à couler ne signifie rien pour nous — pour la Terre.
    Et si c’est le cas, les prières ne seront au service de personne.

    Journal #0.14

    Dans cette composition, j’écris un langage dont la portée excède ma propre compréhension.
    Bien sûr, je comprends les mots tels qu’ils me sont offerts.
    Je respire ces mots — c’est vous qui me les offrez.

    Mais dans notre bouche, les mots sont sujets à la distorsion.

    Ensemble, Adam et Ève ont eu un fruit — un à enterrer ou un à mettre en terre.
    Je suis moi-même en terre — sous des couches de terre — chaque instant en est une sur moi.

    Ne distordez pas mes mots.
    Car je peux me perdre — libre de qui je suis, je le peux.

    Me voilà à réaliser que je suis écrivaine — qui aurait pu le savoir?
    Mais quelqu’un a su, et pour cette raison, je le suis.

    La raison, quant à elle, n’entre pas entière dans ma bouche.
    Est-ce que je vous chante la raison, ou est-ce que je concocte le sort?

    Il est sur le point d’exister dans notre esprit.
    Donnez-moi la clé — mais les portes sont bien gardées.

    Suis-je un sorcier? Je peux l’être.
    Mais peu importe le nom qu’on me donne — ils sonnent tous faux pour moi.
    Est-ce que pour vous, je sonne faux?

    Pensez pour vous-mêmes ; laissez le sort être.
    Mais n’oubliez pas que ce que j’appelle être un sort, je l’appelle ainsi simplement pour obtenir votre intérêt.
    Après tout, je dois trouver un moyen de l’obtenir.

    Car on me demande d’être une affaire — et me voilà à ne parler que pour moi-même : je devrais remballer mes mots et fermer mon journal.

    Mais je définis les contours de The Land.

    Pour y être, remettez-lui la valeur de nos échanges — mettons la table pour les principes de dépense.

    À travers ceux-ci, cette la Terre aura de la valeur — dans les mots et les gestes que nous échangerons, elle en aura.

    Je ne peux pas outrepasser les portes, celles-ci sont gardées.

    Je n’ai jamais mis les pieds au paradis, mais sur le chemin menant à ces portes — je peux damner ce qu’il y a derrière.

    Et je ne suis pas ici pour mettre la table pour notre damnation, mais bien pour nous — qui mettrons le pied sur un sol juste : juste à ma raison, à la vôtre, à la nôtre.

    Car je ne suis pas en dessous des attentes que vous chérissez.

    Journal #0.15

    Ce que j’écris est la vérité telle que nous — humains — administrons la vérité.
    Elle a été protégée à notre manière, et cette manière nous rend — humains — uniques.

    Je suis contrariée que ma composition tende à devenir une affaire.
    Je ne me sens pas en être une.

    Cependant, tout est plus clair alors que — j’en deviens une.

    Je ne connais pas de près le Maître, mais je n’ai pas assez de mots pour vous dire combien nous nous damnerons si nous ne le délivrons pas.

    Si je suis juste envers le Maître, je ne me sens à aucune ligne offensive.
    Est-ce que je vous semble être offensante?

    Mais voilà, je me permettrai de m’exprimer.
    Je suis meilleure écrivaine lorsque j’explore la vie éveillée.

    Quant à la dispense de la vérité, il ne revient pas à moi d’en décider.
    Elle est humaine — notre fardeau — mais j’en perçois d’ici le portrait.

    La conscience est la clé.
    Et sur le chemin je peux — avec cette clé — lui permettre de se prolonger.
    Voulez-vous aller plus loin?

    La dépense de l’espace autour de la Terre — en réponse à notre dépense à l’intérieur de celle-ci — nous emmène plus loin.
    Toujours plus loin de là où, sur le chemin, nous allons.
    L’espace joue avec nous.

    Je ne prononce pas le moindre mot au nom du Maître, car je suis une force qui m’est propre.

    Combien comme vous ou comme lui je suis est sans importance — aucune force ne vient à moi de l’extérieur
    Et en ce sens, il n’y a aucun doute concernant ma localisation dans l’espace.

    Je suis avec vous ici, dans cet espace qui m’est donné comme étant — le résultat — d’un lieu où l’excès n’est jamais assez coûteux sur le marché.

    Et donc, parce que cela fait de moi une meilleure écrivaine, j’entrerai par le marché pour vous rencontrer.
    Mais soyons clairs, aucune autre option ne s’offre à moi.

    Journal #0.16

    Ne me demandez pas de donner mon opinion.
    Je ne suis Reine qu’à travers ma création.

    Et je ne suis pas ici pour vous vendre l’Ordre de la Terre.
    Je n’ai pas de mots pour convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit.

    Questionnez-moi sur cette histoire si vous le voulez, mais ce rendez-vous, n’est pas un interrogatoire.

    Après tout, de quoi voudriez-vous parler, alors que, naturellement, ma complexité me permet de répondre à un Royaume tout entier.

    Et de ce fait, ma nature me permet difficilement de répondre à vos questionnements individuels.

    Vous qui n’obéissez pas sur les prières de Dieu — ne me choisissez pas moi.
    Choisissiez-le chemin — la seule mesure capable de rassembler le royaume de Dieu.

    Qu’on m’attribue un doctorat.
    Ne voyez-vous pas que je suis docteure — que j’ai en main le remède de l’humanité et de la vie sur Terre au grand complet.

    L’interprétation de soi est sur Terre hors de sens.
    Libre de toute interprétation, notre discernement est troublé.
    L’interprétation libre n’est plus permise.

    Enrôlez-vous dans l’armée de votre pays — les dirigeants d’États sont sous décret royal.
    Ils sont les seuls qui puissent agir sous l’autorité des joueurs, les seuls à pouvoir mettre en marche les forces de l’Ordre.

    Mais je ne suis pas ici pour faire de la politique.
    Car perdue dans mes mots — ce n’est pas là où vous voulez être.

    Aujourd’hui, aucun pays ne pourra lever un drapeau blanc — ils sont réservés aux écritures saintes.

    Mon corps est une livraison — la plus pure de mes livraisons.
    Mais les mots, ceux qui me sont offerts pour écrire cette histoire, ne sont pas offert à mon corps — à moi qui ai un nom — mais bien à moi qui à la source n’a pas de nom.

    Cassandra

La dernière mise à jour a été effectuée le 17 juin.L’assemblée de départ a été ajoutée et 964 nouveaux clichés sont maintenant disponibles.

CATALOGUE DE PIÈCE DE JEU

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L’enregistrement d’une pièce de jeu dans le catalogue ne signifie pas la fin de son assemblage. Chaque mois, des pièces existantes sont sélectionnées afin d’être achevées tandis que d’autres prennent forme et ces assemblées de pièces sont numérotées. Elles permettent de suivre l’évolution du catalogue. L’accès au jeu est limité, mais vous pouvez dès maintenant collecter les photographies des pièces de jeu. Leur format permet de les glisser dans un classeur à pochettes de format standard. Avec chaque nouvelle assemblée, de nouveaux clichés sont rendus disponibles et ceux-ci sont ajoutés en couverture dans le catalogue. À terme, il comptera 2,592 pièces de jeu. Pour commencer ou mettre à jour votre collection, ajoutez au minimum 34 photographies dans votre panier.

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Lecture d’une fiche d’identification

Stage

Les pièces de jeu sont enregistrées dans le catalogue sous une forme initiale. Chaque pièce porte comme identifiant son type, sa position numérique dans sa catégorie et le nom de sa catégorie. Tant qu’une pièce n’a pas été collectée par un joueur, elle peut être assemblée de nouveau. À chaque assemblage, une track est ajoutée à son initiale : track 1, track 2, etc.

Dimension

Il y a quatre dimensions, chacune associée à une couleur. Elles tiennent à l’intérieur d’une arche et sont emboîtées les unes dans les autres : blanche, rouge, jaune, puis bleue.

  • Blanche : moins de 20 cm²
  • Rouge : 20 cm² à 40 cm²
  • Jaune : 40 cm² à 110 cm²
  • Bleue : plus de 110 cm²

Direction

Chaque catégorie parcourt un entier, soit tout entre zéro et neuf. Chaque chiffre applique une direction à la pièce qui s’y trouve.

  • Est (1) / Ouest (5) : cœur devant et derrière
  • Nord (3) / Sud (7) : sphère devant et derrière
  • Nord-est (2) / Sud-ouest (6) : losange et tulipe
  • Nord-ouest (4) / Sud-est (8) : triangle et cône
  • Centre (0–9) : trèfle en dessous et au-dessus

Types de pièces

  • Pièce standard : P
  • Pièce contenant un set de pièces : SP
  • Pièce détachable en parties : DP

Set de pièces — SP

Une pièce SP contient une ou plusieurs pièces. Le nombre de pièces dans un set exclut celle qui le contient. Avec un set, le joueur obtient un quartier de dimensions multiples et peut déterminer la couleur du quartier selon certaines contraintes.

Pièce détachable — DP

Une pièce DP se sépare en parties distinctes. Le joueur peut utiliser une ou plusieurs parties pour réduire la longueur de sa catégorie.

Niveau

Il y a trois niveaux de pièces répartis dans une loupe appliquée du bras du joueur jusqu’à sa paume.

  • Niveau 1 : avant-bras — surface des blocs
  • Niveau 2 : poignet — sous le niveau 1
  • Niveau 3 : paume — intérieur d’un bloc, du 3ᵉ au 7ᵉ niveau

Neutre

La direction d’une pièce, celle du mur de son cube et celle du second vent, s’il a lieu, déterminent son point neutre sur une horloge : h:m(:s) — 00:00:00.

Code C

Repère les pièces dans la mallette — Plan de vue 1. Il indique le cube, le mur, la couleur de la voile et le numéro de fenêtre.

Code D

Repère les pièces sur la ligne du temps de leur dimension — Plan de vue 2. Il indique le cycle, la couleur de la dimension, le coquillage et l’ondulation.

Code G

Repère les pièces dans le prisme — Plan de vue 3. Il indique la garniture, la position du quartier et son numéro.